Les autorités interdisent une conférence de Kamel Daoud à Bouzeguene (Tizi Ouzou)

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KAMEL DAOUD
PARIS, FRANCE - MAY 9: Algerian writer Kamel Daoud poses during a portrait session held on May 9, 2011 in Paris, France. (Photo by Ulf Andersen/Getty Images). | Ulf Andersen via Getty Images
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Programmé pour le samedi 18 mars à Bouzeguene (Tizi Ouzou), le café littéraire qui devait être animé par l'écrivain et journaliste Kamel Daoud vient d'être annulé par les autorités. L'association Tawinin, organisatrice de l’événement, a été confrontée à un niet catégorique après maintes tergiversations, affirme son président Khaled Bessaci.




L’association, apprend-on, devait accueillir, ce samedi 18 mars l'écrivain Kamel Daoud au centre culturel Ferhat Remdane de Bouzeguene. Les autorisations étant d'usage pour ce genre de manifestation, l'association a introduit sa requête auprès de la daïra.

Le premier refus, explique le président de Tawinin a été prétexté par des travaux de réhabilitation au niveau dudit centre. "On nous a suggéré de délocaliser vers la maison de jeunes de Chellah Mohand de Bouzegeune. Là aussi nous avons essuyé le même refus cette fois-ci inexpliqué malgré notre insistance", a-t-il expliqué.

On indique, de même source, que la daïra de Bouzeguene a demandé aux organisateurs de "délocaliser" ces conférences vers le village Wizgan. Là, ils ont demandé des autorisations auprès du comité de village de Wizgan.

"Après réunion avec eux, ils ont aussi refusé que les conférences soient organisées au niveau du centre culturel colonel Mohand Oulhadj de Wizgané, a-t-il affirmé.

Dans sa déclaration publiée sur sa page facebook, l'association affirme que la daïra a tout fait pour empêcher cette conférence de se tenir.

L'association soutient que ce n'est pas la première fois qu'elle est confrontée à ces interdictions que les autorités ne justifient jamais. "Cette fois-ci ils pourront prétexter une activité politique intense pour les prochaines législatives et que toutes les salles sont prises mais nous, nous savons qu'il n'en est rien et qu'en fait ce sont les débats d'idées que l'on veut interdire".

Une sentence qui n'est pas sans rappeler un autre interdit d'une conférence publique le 04 mois mars en cours. Une conférence-débat a été interdite à Bejaïa. Celle-ci devait être animée par Younes Adli autour de son livre "La pensée kabyle". Cette rencontre avait été interdite par la force publique en dépit de l'autorisation du président de l'APC dont disposait les organisateurs.

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