Huffpost Maroc mg

Entre Ramid et Rebbah, la course à la primature est lancée

Publication: Mis à jour:
COLLAGE
Entre Ramid et Rebbah, la course à la primature est lancée | pixlr
Imprimer

EXÉCUTIF - À peine démis de ses fonctions, les spéculations sur le successeur de Abdelilah Benkirane ne se sont pas faites attendre. Plusieurs noms circulent déjà. Parmi eux, l’actuel ministre de la Justice et des libertés, considéré comme numéro 2 du PJD, est donné favori. Mustapha Ramid est l’un des dirigeants les plus en vue du parti de la lampe. Tout le monde se rappelle des images le montrant en compagnie de Benkirane lors de sa nomination par le roi en octobre dernier.

"Je ne serai pas le Benarafa du PJD"!

Ce membre du secrétariat général du parti de la lampe dispose d’atouts de poids. Il est connu pour avoir mené d’une main de fer le processus de l’épineuse réforme de la justice. Il est aussi connu pour ses positions rigoureuses sur des dossiers comme la lutte contre la corruption au sein du corps de la justice. Toutefois, Ramid avait déclaré il y a quelques mois qu’il ne remplacerait pas Benkirane. Il est allé jusqu’à dire qu’il ne serait pas le "Benarafa du PJD".

Ce qui pousse des observateurs à donner plus de crédit à d’autres candidatures. Parmi elles, Aziz Rebbah, ministre de l’Équipement et du Transport, également membre du secrétariat général du PJD. Durant les derniers mois, particulièrement au cours de la période électorale, ses relations avec Abdelilah Benkirane n’étaient pas au beau fixe. En dépit des démentis officiels du parti de la lampe, une tension palpable régnait entre les deux hommes. Aujourd’hui, c’est l’un des hommes puissants du PJD. Il a su négocier le virage électoral marqué par un échange d’attaques et d’accusations entre des dirigeants Pjdistes et des figures d’autres partis, notamment du PAM et du RNI.

Homme de consensus

Rebbah, lui, a gardé des relations apaisées avec l’ensemble des acteurs politiques. Ce qui permet de faire de lui aujourd’hui un homme de consensus, dont les positions ne suscitent pas d’opposition ou de rejet de la part des autres formations. Il pourrait également faire preuve de plus de souplesse lors des négociations pour la formation du gouvernement. Les dirigeants des autres partis en sont conscients. Contrairement à Abdelilah Benkirane, il est moins porté sur les polémiques et les joutes verbales. Le changement de profil du chef du gouvernement permettra-t-il de dépasser le blocage qui dure depuis plus de 5 mois? Il faudra attendre les prochains jours pour y voir plus clair. D’ailleurs, le communiqué du Cabinet royal a précisé que le Souverain devrait nommer le nouveau chef du gouvernement dans les prochains jours.

LIRE AUSSI:
Maroc: Le roi écarte Abdelilah Benkirane du prochain gouvernement