Nousharek, un réseau social algérien destiné aux universitaires

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Lancé en avril 2016, le réseau social algérien Nousharek est une plateforme pour "réunir" étudiants, professeurs et universitaires, “pour partager le savoir et la connaissance”. Créé pour "combler un défaut de communication dans les universités", il rencontre un franc succès avec "12.000 membres", selon Halim Belhadj Benziane, un des trois frères co-fondateurs du site.

S’il hérite de certaines fonctionnalités de Facebook, Nousharek ("nous partageons") est un espace exclusivement dédié au secteur de l’enseignement supérieur. Lancé depuis presque une année, à l’initiative de trois frères algériens, basés en Algérie et aux Etats-Unis, ce site s’adresse en premier lieu aux étudiants, aux enseignants ainsi qu’aux chercheurs et universitaires.

Nousharek veut relier étudiants et enseignants pour échanger, communiquer et partager leurs connaissances. "Nousharek a été créé pour combler un défaut de communication dans les universités", explique Halim Belhadj Benziane, un des trois co-fondateurs, informaticien de formation.

Le site, édité en trois langues (arabe, anglais et français), par "Proton Plus Technologies" (PPlus Technologies), veut promouvoir la collaboration interuniversitaire et “répandre la culture et le savoir” chez les étudiants algériens. D’ailleurs, Nousharek exige de connaître dès l’inscription les statuts de ses utilisateurs. Les internautes devront bien préciser s’ils sont étudiants, enseignants, ou des chercheurs universitaires.

Une fois l’enregistrement accompli, ils accèderont à une interface qui ne manque pas de rappeler vaguement… Facebook.

L’accueil affiche effectivement un aménagement proche de celui du réseau social américain, y compris la disposition des services de messagerie et de notification. Mais Nousharek reprend aussi quelques-unes des fonctionnalités de Facebook pour permettre à ses souscripteurs de se rassembler dans des groupes, privés ou publics, et de s’abonner à des pages pour y partager des cours, des livres, des contenus multimédias, et débattre de divers sujets proposés.

Les personnes inscrites peuvent ainsi se réunir selon leur affiliation universitaire (Université, facultés ou sections) ou selon leurs spécialités. "Nous avons créé des groupes et des pages pour plusieurs filières. Nousharek désire réunir les étudiants algériens dans un même réseau, où ils se consulteront, partageront leurs opinions et leurs connaissances sans avoir à être dans la même classe ou la même section", affirme Halim Belhadj Benziane.

Un doctorant profiterait ainsi grâce cette plateforme des avis et des remarques de professeurs ou autres étudiants, basés dans une autre région du pays. "Nous avons créé des pages de plusieurs filières universitaires pour rendre la communication et la collaboration interuniversitaire facile", rajoute-t-il. Cet espace maintient aussi ses souscripteurs informés, en temps réel, de l’actualité estudiantine.

Nousharek séduit les étudiants

Mais cette plateforme est également ouverte aux diplômés ayant quitté les bancs de l’université ou à toute personne désirant se cultiver. "Nous tenons surtout à partager, c’est- à-dire "Nousharek" la connaissance et le savoir", souligne Halim Belhadj Benziane. Et pour satisfaire l’appétit des lecteurs boulimiques, ce réseau social éducatif intègre une bibliothèque en ligne de livres gratuits et publications variées, touchant à divers domaines comme la technologie, les sciences, les télécommunications, la littérature ou les langues étrangères.

Cette bibliothèque contient des milliers d’ouvrages, des livres, manuels, mémoires, conférences, dans différentes langues, téléchargeables au format PDF. Depuis son lancement le 16 avril 2016, à l’occasion de "Yaoum El 3ilm" (la Journée de la Science) en Algérie, Nousharek totalise déjà près de 12.000 membres, des étudiants en majorité. La plateforme contient aussi plus de 150 pages et autant de groupes d’universités, de spécialités ou d’activités éducatives.

De quoi séduire les internautes algériens et le jury des Algerian Web Awards, qui ont récompensé le mois de décembre dernier Nousharek par un Prix d'excellence. Des nouveautés à venir Pour les fondateurs de ce site éducatif, l’aventure ne fait que commencer. Halim Belhadj Benziane et ses deux frères se préparent déjà à la refonte de Nousharek, une année à peine après son lancement. "Nous allons d’abord commencer par améliorer prochainement le design", explique-t-il.

Au cours de cette année, les membres de ce réseau social devraient pouvoir y accéder directement depuis leurs smartphones via une application Android et iOS. "Nous développerons également une application Nousharek de messagerie instantanée, pour permettre aux étudiants de rester connectés". M. Belhadj Benziane promet aussi de nombreuses nouvelles fonctionnalités avec la prochaine refonte et "que les réseaux sociaux ont omis d’intégrer".

En attendant de s’étendre à d’autres universités du monde arabe, il annonce, "pour ne citer qu’un exemple", que Nousharek sera doté d’une fonctionnalité de reconnaissance vocale, permettant aux personnes à mobilité réduite, en particulier les non-voyants, de profiter des services offerts par cette plateforme. "Ils pourront aimer un post, en publier un, télécharger un document ou faire une recherche avec leurs propres voix".

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