Un sit-in pour les musiciens de rue de Casablanca

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RASSEMBLEMENT - À la suite de l'interdiction des musiciens de rue à Casablanca, un mouvement spontané s'est créé pour défendre la cause des musiciens. Un sit-in sera ainsi organisé le 18 mars, à Casablanca.

C'est sur Facebook que le sit-in a été annoncé. "Je ne suis pas directement concerné par cette interdiction. J'ai créé l'événement parce que je voyais que personne ne réagissais. Je voulais qu'on puisse en discuter et mettre en place quelque chose", explique Nabil Enmiry, rappeur et créateur de l'évènement sur Facebook. "On a décidé de montrer notre solidarité avec ces artistes de rue, dont le seul tort a été de vouloir allumer une lueur musicale sur cette place connue pour ses histoires d'agressions et de harcèlements", explique-t-il sur le réseau social.

Samedi 18 mars, les musiciens mais aussi "tous ceux qui veulent chanter et danser" se réuniront à 19 heures, place des Nations Unies, pour défendre la cause. "Il faut laisser les gens s'exprimer. Nous avons le droit de faire des choses artistiques dans la rue, on ne fait rien de mal. Les passants apprécient ça, ils écoutent, applaudissent".

L'évènement rassemble déjà près de 750 potentiels participants et plus de 3.000 personnes intéressées.

Une pétition déjà lancée

Cette interdiction a relancé une pétition pour le libre accès à l'espace public, FADAE (Free Access & Diversity for All & Everyone). Créée par l'association Racines en décembre 2016, la pétition a pour but d'améliorer l'utilisation et l'aménagement de l'espace public et de garantir une liberté d'accès.

"Les spectacles et expressions culturelles ne doivent plus être interdits sans motif valable, le débat public pacifique ne doit pas être découragé, les femmes et les minorités doivent avoir leur place dans les espaces publics", explique l'association sur son site. Elle devra collecter 5 000 signatures avant de pouvoir déposer la pétition auprès du chef du Gouvernement.

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