Le parti du député anti-islam Geert Wilders largement battu aux législatives néerlandaises

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GEERT WILDERS
PVV leader Geert Wilders speaks to the press on election night in The Hague, on March 15, 2017. The Liberal party of Dutch Prime Minister Mark Rutte was set to win the most seats in Wednesday's elections, forcing far-right Geert Wilders into second place along with two other parties, the Christian Democratic Appeal and the Democracy party D66, exit polls predicted. / AFP PHOTO / ANP / Robin Utrecht / Netherlands OUT - Belgium OUT (Photo credit should read ROBIN UTRECHT/AFP/Getty Images) | ROBIN UTRECHT via Getty Images
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Le parti libéral du Premier ministre néerlandais Mark Rutte est arrivé en tête des élections législatives ce mercredi 15 mars, devançant trois partis ex-aequo dont le Parti pour la liberté du député (PVV) anti-islam Geert Wilders, selon des sondages temporaires compilés par l'agence de presse néerlandaise ANP.

Ces sondages créditaient les libéraux de 32 sièges sur les 150 de la chambre basse du parlement, et attribuaient 19 sièges aux chrétiens-démocrates du CDA, aux progressistes de D66, et au PVV de M. Wilders, avec lequel les principales formations ont d'ores et déjà exclu de gouverner.

Les travaillistes du PvdA, partenaires de la coalition sortante, ont eux enregistré une défaite historique et perdu 29 sièges. Geert Wilders a revendiqué "un succès" malgré sa deuxième place ex-aequo derrière Mark Rutte. "Electeurs du PVV, merci ! Nous avons gagné des sièges! Le premier succès est acquis!", a tweeté le député controversé, qui avait remporté 15 sièges sur les 150 de la chambre basse du parlement aux dernières élections, "et Rutte n'est pas encore débarrassé de moi !"

Il s'est dit prêt à participer à une coalition gouvernementale, bien que l'ensemble des autres partis aient exclu une telle collaboration. Se positionnant déjà en vue des longues négociations qui vont commencer dès ce jeudi, il a affirmé à la presse néerlandaise: "Si cela est possible, j'aimerai co-gouverner, mais si cela ne marche pas... nous supporterons le gouvernement où cela est nécessaire, sur les questions qui nous sont chères".

Célébrant sa victoire, le Premier ministre a lui assuré devant une salle bondée de La Haye qu'"après le Brexit et après les élections aux Etats-Unis, les Pays-Bas ont dit stop au populisme de mauvais aloi". Après le Brexit au Royaume-Uni et la victoire de Donald Trump à la présidentielle américaine, tous les yeux étaient braqués sur la formation de Geert Wilders, dont le score est perçu comme un indicateur de la montée du populisme en Europe à moins de 40 jours de la présidentielle française et avant les législatives allemandes de l'automne.

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Participation massive

Le scrutin a été marqué par une participation massive: 81% des 12,9 millions d'électeurs se sont rendus aux urnes, selon l'Institut de sondage Ipsos. Aux dernières élections en 2010 et 2012, ces taux étaient de 74,6% et 75,3%. Plusieurs communes ont ainsi du réimprimer des bulletins de votes, ou installer des isoloirs supplémentaires.

Le système électoral néerlandais à la proportionnelle presque intégrale oblige à créer des coalitions. Dans un paysage fragmenté avec 28 partis candidats, la formation du gouvernement pourrait prendre des mois -le record est de 208 jours- et nécessiter un accord à quatre ou cinq partis.

Le CDA et D66 sont des partenaires naturels pour les libéraux mais une telle construction aurait besoin d'un parti supplémentaire pour obtenir la majorité.

Par peur d'attaques informatiques, les bulletins seront intégralement décomptés à la main et les résultats officiels communiqués mardi.

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