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Anti-corruption: Les Marocains toujours peu impliqués selon Transparency

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CORRUPTION
maselkoo99 via Getty Images
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CORRUPTION - Au moment où le rapport de Transparency sur l’indice de perception pointe une corruption endémique au Maroc, un nouveau document de la même ONG montre la faible implication des citoyens dans la lutte contre ce fléau. Curieusement, le nombre de réclamations est en baisse, en dépit des campagnes de sensibilisation. La bataille contre la corruption ne pouvant être efficiente que si elle accompagnée d’un mouvement de dénonciation de la part des Marocains.

Or, selon le dernier rapport de Transparency Maroc, le nombre de plaintes s’est limité à 478 l’année précédente contre 571 en 2015 et 972 en 2013. Sur ce total, à peine 56 dossiers ont été transférés à la justice. De même, 100 plaintes ont été classées pour manque de preuve ou d’informations.

Les autorités locales en tête

Sans surprise, près du tiers des réclamations concerne les autorités locales. Viennent ensuite le secteur de la santé, les communes rurales, la gendarmerie et la police. Le reste est réparti sur des secteurs chargés des services de base, comme le transport et l’enseignement.

Dans le détail, les affaires de corruption accaparent l’essentiel des plaintes avec 67% du total. Les pratiques d’abus de pouvoir et de trafic d’influence totalisent 12% des doléances. De leur côté, les affaires liées au détournement de fonds publics s’élèvent à 11%. En revanche, à peine 2% portent sur le manque de transparence.

Le rapport de Transparency pointe également la faible réactivité du ministère de l’Intérieur. Le département de Mohamed Hassad n’a pas jugé utile de donner suite à certaines correspondances de l’ONG.

À rappeler que le Maroc occupe le 90e rang sur 176 pays dans le classement de l’indice de perception de la corruption avec le score de 37 points sur 100.

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