Alerte attentat déclenchée au Lycée Tocqueville de Grasse

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NICE - Le lycée Alexis de Tocqueville à Grasse qui dépend de l'académie de Nice, a été la cible d'un attentat faisant plusieurs blessés. Le ministère de l'Intérieur a déclenché son "système d'alerte et d'information des populations", sur la commune de Grasse.

Selon des sources citées proches de l'enquête par l'AFP, la fusillade a fait suite à l'intrusion d'une personne au lycée Tocqueville. Une personne a été interpellée, a précisé une source policière à l'AFP. Selon Christian Estrosi, président Les Républicains de la région Paca, le proviseur ainsi que deux élèves ont été légèrement blessés.

Le suspect interpellé est un élève de l'établissement âgé de 17 ans, armé "d'un fusil, d'un pistolet, d'un revolver et de deux grenades", selon les informations du Monde qui cite une source policière. D'après le quotidien, "aucun lien n'est établi avec le terrorisme islamique" et le jeune homme "visionnait des vidéos de tueries de masse".

Une source policière a confirmé à l'AFP que le suspect était un lycéen de Tocqueville, possédant des armes. Il est "a priori inconnu des services de police", a-t-on précisé de même source, et paraît avoir agi seul, alors que les enquêteurs avaient initialement émis l'hypothèse d'une seconde personne en fuite. Il était armé d'un fusil, de deux armes de poing et de deux grenades, a confirmé cette source.

La protection civile de Nice (06) appelle les habitants à rester chez eux.

Sur Twitter, Christian Estrosi a fait savoir qu'il se rendait sur place, précisant aussi que le proviseur du lycée avait été blessé dans la fusillade, une information que donne également Reuters. "L'enquête ne s'oriente "pas du tout sur la voie" du terrorisme, a affirmé l'ancien maire de Nice.

La ministre de l'Education, Najat Vallaud-Belkacem, va aussi se rendre sur place. De son côté, le premier ministre Bernard Cazeneuve a décidé d'écourter sa visite dans la Somme.

"Tous les établissements scolaires de Grasse" (Alpes-Maritimes) ont été confinés, a annoncé sur Twitter le recteur de Nice Emmanuel Ethis, après une fusillade qui a fait plusieurs blessés jeudi dans un lycée.

Dans un autre tweet, le recteur demandait "aux parents de ne pas s'y rendre", assurant que "les élèves (sont) en sécurité". Une cellule de crise a été installée et les plans particuliers de mise en sécurité (PPMS) ont été déclenchés, selon lui.

"L'évacuation sécurisée des élèves est quasiment terminée et la procédure de sécurisation par le Raid est en cours", a indiqué le ministère de l'Education.

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