Le potentiel économique de la banque mobile

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MOBILE BANKING
Closeup young man hands holding credit card and using cell, smart phone for online shopping or reporting lost card, fraudulent transaction | max-kegfire via Getty Images
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Dans une économie en voie de développement, le lancement des services bancaires mobiles (m-banking) permettra de doper le taux de bancarisation des habitants.

En Algérie, il n’est plus question que le secteur bancaire reste insensible aux sirènes des technologies mobiles. Les banques doivent inclure le paramètre de la croissance explosive des utilisateurs des terminaux mobiles et celui de l’entrée en activité du LTE (4G) dans leur feuille de route du digital.

En effet, l’infrastructure des réseaux des télécommunications mobiles du pays est en train de grandir vers d’autres horizons, ce qui pourrait accélérer la transformation numérique de l’activité bancaire et faire émerger de nouveaux acteurs dans le secteur des finances.

Par exemple, les opérateurs mobiles voient l’opportunité d’intégrer les services financiers dans leur carnet d’activités. Ils pourront accroître leurs revenus en lançant les services bancaires mobiles comme le paiement mobile, le dépôt de chèque à distance, la facturation numérique, etc.

Considérée comme condition primordiale au lancement de tels services, la couverture radio du pays permet aujourd’hui d’offrir une ou plusieurs banques mobiles. Un tel acquis devrait exhorter les décideurs, institutions financières, organismes de réglementation et opérateurs des télécommunications à prendre conscience que la portabilité des services bancaires numériques consolidera l’activité bancaire du pays. Outre la capacité des technologies mobiles à transmettre efficacement des données financières issues des applications mobiles, la démocratisation de l’usage sécurisé des terminaux mobiles devient incontestablement l’élément moteur du m-banking.

Ailleurs, les services bancaires traditionnels ont déjà parcouru un long chemin afin de pénétrer le marché du "e-banking", sont aujourd’hui élargis à l’ensemble des populations à l’aide du déploiement massif des réseaux mobiles. Les services bancaires numériques ne peuvent aucunement être assimilés à de simples transactions financières effectuées sur Internet. Ils englobent l’ensemble des activités bancaires destinées aux citoyens nécessitant un canal de communication qui sera fourni par un média numérique tels que le téléphone cellulaire ou la tablette. Les utilisateurs pourront via leurs terminaux mobiles ouvrir un compte bancaire, effectuer des virements, payer des factures, etc.

Comptes bancaires "virtuels"

En clair, les services bancaires mobiles sont perçus comme faisant partie du "e-banking" dont le but essentiel est celui de mettre à la disposition des usagers du monde entier, non encore bancarisés, des comptes bancaires virtuels low cost". La baisse incessante des coûts d’accès aux technologies utilisées dans le "m-banking", l’accroissement de la concurrence et ceux du développement des applications mobiles, ont facilité le processus de migration vers la banque mobile. Ainsi, en desservant les zones rurales en services bancaires, où la quasi-totalité des abonnés de la téléphonie mobile ne sont pas bancarisés, les initiateurs du "m-banking" réduiront alors la fracture numérique dans de nombreux pays.

Cependant, le défi pour l’ensemble des acteurs de la chaine, dont le régulateur, demeure l’épineuse question de trouver l’écosystème le plus adapté à la réalité du pays dans lequel l’objectif d’atteindre l’inclusion financière est devenu une priorité absolue. Un tel objectif consolidera le lien existant entre les télécommunications et le développement humain. Sa réalisation passera obligatoirement par l’adoption d’un modèle de migration vers le "m-banking".

Il existe de nombreux modèles de banques mobiles. Plusieurs d’entre eux sont adaptés aux économies émergentes et ont rencontré un grand succès dans de nombreux pays. A titre d’exemple, la banque comme prestataire de services, de l’opérateur (Orange), d’une joint-venture entre banque et opérateur et d’une tierce partie (M-Pesa, Obopay, Paypal).

En plus des caractéristiques multidimensionnelles de la population et des facteurs socio-économiques, le choix du modèle dépend principalement de l’orientation de la politique financière du pays. Il découle de plusieurs paramètres dont le profil de l’entité responsable du dépôt de l’argent des clients, du point d’accès au cash et de l’identité de la structure responsable de l’instruction du paiement. Des spécialistes de l’industrie des télécommunications s’accordent à dire que le fournisseur des services bancaires mobiles le plus apte à gérer cette mission est celui remplit le plus les conditions techniques relatives à la couverture radioélectrique du pays.

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