Des journalistes de Sawt Al Ahrar tiennent un sit-in devant le siège du FLN à Alger

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RASSEMBLEMENT JOURNALISTES DE SAWT AL AHRAR
Facebook/Fatiha Bourouina
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Des journalistes du quotidien arabophone Sawt Al Ahrar, journal du Front de libération national (FLN), ont organisé ce mercredi 15 mars 2017 un sit-in devant le siège du parti pour protester contre des retards de salaires de plusieurs mois.

Les journalistes protestataires estiment que leur situation, engendrée par la baisse drastique des budgets publicitaires, est devenue intenable. Les dirigeants du parti qui avaient promis suite à l'élection de Djamel Ould Abbès de solutionner ce problème, n'ont pour le moment avancé aucune feuille route pour redresser la situation.

Selon le journaliste au même quotidien Nadjib Belhimer, les employés du journal ne perçoivent que 50% de leurs salaires et ce, depuis le mois de juillet 2016. Le cumul des retards équivaut à 5 mois de salaires pour certains, précise-t-il.

La Direction du quotidien a moult fois pris attache avec les dirigeants du parti pour trouver une solution à cette crise. En vain. "Après la venue de Djamel Ould Abbès, la direction de Sawt Al Ahrar a repris attache avec le parti pour leur exposer la situation".

L'actuel secrétaire général du FLN a bien affirmé à la direction son engagement à améliorer la situation du journal, le réitérant fin février lors d'une conférence de presse. "Mais, plus de deux semaines après ses déclarations, nous n'avons vu aucun de ses engagements se réaliser", poursuit M. Belhimer.

Ce mutisme a poussé les journalistes de Sawt Al Hayat à se réunir devant le siège du parti et protester contre cette situation, exigeant des dirigeants du FLN des décisions claires.

"Mardi, les protestataires n'ont trouvé aucun responsable du parti à part leur chargé des finances. Il leur a annoncé que le secrétariat souhaite récupérer auprès de la direction du quotidien les factures pour recouvrir les créances publicitaires auprès de l'ANEP", a rajouté le même journaliste, précisant que les montants ne pourront permettre le paiement que de 4 mois de salaires.

Les journalistes de ce quotidien ont également constaté que les dirigeants du parti semblaient revenir sur leurs pas quant à une promesse de don d'un crédit permettant de mettre fin à la crise.

Nadjib Belhimer estime que cette situation au sein du journal risque de s'empirer et le paiement des retards de salaires ne changera pas la donne. Les journalistes protestataires ont de ce fait décidé d'accorder aux dirigeants du FLN une semaine supplémentaire pour tenir leurs engagements.

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