Amélioration progressive du secteur des hydrocarbures, selon Nazim Zouioueche

Publication: Mis à jour:
NAZIM ZOUIOUECHE
Ahmed Sahara
Imprimer

"Malgré la chute des cours de pétrole, l’Algérie table sur une fluctuation entre 50 et 60 dollars", estime l’ancien PDG de Sonatrach, Nazim Zouioueche sur les ondes de Radio M, ce mercredi 15 février.

Ce constat "optimiste" n’est cependant pas sans conditions. Il faudra selon cet expert maintenir les accords de l’OPEP sur la limitation et baisse de la production et reconduire les mêmes résolutions lors de la réunion de juin 2017.

"Si on veut atteindre le top de la fourchette c'est-à-dire un pétrole à 60 dollars, il faut au minimum reconduire l’accord de l’Opep et accepter de faire un effort de réduction en diminuant la production de 2 millions de barils" estime Nazim Zouioueche.

Concernant la situation des hydrocarbures en Algérie, l’expert rassure quant à l’augmentation de la production locale. Celle-ci devra s’améliorer avec l’entrée en production de trois gisements gaziers au sud-ouest en 2018, qui vont permettre de générer entre 10 ou 11 milliards de mètres cubes.

Cette ambition de stabiliser le secteur des hydrocarbures en Algérie reste tributaire de certaines décisions selon Nazim Zouioueche. Il rappelle que l’augmentation de la production à Hassi-Messaoud en 2016 s’est faite grâce au réaménagement du réseau de collecte.

Dans le même sillage, il informe qu’il ne faut plus favoriser les appels d’offre et penser aux consultations. Celles-ci permettent de découvrir de nouveaux gisements au Sahara et au nord de l’Algérie

"Des discussions avancées avec des partenaires de bonne tailles et structure permettent d’aboutir à des accords plus profitables qu’un appel d’offre ouvert à tout le monde" commente l’expert.

A propos méga projet solaire photovoltaïque de 4.025 MW, Nazim Zouioueche, exprime sa réticence par rapport aux "gros contrats" à cause de la difficulté à mettre en place un système de ce genre.

Néanmoins, il salue l’initiative dont les résultats permettraient entre autres d’augmenter l’exportation de gaz. "La grosse consommation de gaz en Algérie c’est pour produire l’électricité, si nous développons des capacités sérieuses de production d’électricité à partir de renouvelables, particulièrement le solaire, ça nous permettra de dégager des quantités de gaz et d’augmenter l’exportation" souligne-t-il.

Questionné sur l’exigence du ministre de l’Energie, Noureddine BOUTARFA, par rapport à la fabrication d’équipements et composants de centrales photovoltaïques, l’expert juge cette ambition d’utopique.

"Cela dépend de ce que l’on veut produire, si on veut produire des panneaux solaires, il faudra des investissements énormes et ça retardera forcément la concrétisation du projet", précise Nazim Zouioueche.

Nazim Zouioueche propose une solution à long terme pour le développement du renouvelable. Une loi exigeant que toutes les constructions soient dotées de panneaux solaires comme le veut l’usage dans d’autres pays.

Retrouvez les articles de HuffPost Algérie sur notre page Facebook.

Pour suivre les dernières actualités en direct, cliquez ici.