Le Palais de Sidi Dhrif dans le viseur Cheikha Moza? Rumeurs et démentis

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Alors que les rumeurs circulent sur l'intention de Cheikha Moza, ex-première dame qatarie, d'acheter le palais de Sidi Dhrif de l’ancien président Ben Ali, les démentis se succèdent du côté des sources officielles.

D'abord, c'était l'ambassadeur qatari à Tunis, Saâd Ben Naceur Hamidi, qui est intervenu pour avancer que la Cheikha Moza, actuellement en visite en Tunisie, n'a pas l'intention d'acquérir le palais en question.

La municipalité Sidi Bou Saïd a de son côté balayé cette rumeur: "En l’état actuel des choses, le palais de Sidi Dhrif ne peut être vendu à des tiers avant que le tribunal compétent n’ait statué", indique la municipalité à la TAP.

La municipalité a annoncé toutefois qu’elle serait prête, dans le cas où ces terrains sont devenus indissociables du palais de Sidi Dhrif, à les céder au prix du marché qui, en 2005, date de leur vente forcée, valaient au minimum 1500 dinars de mètre.

Il est à noter que la situation foncière du Palais situé sur la colline de Sidi Dhrif, à Sidi Bou Saïd, fait l’objet d’une plainte déposée le 9 janvier 2012 par la municipalité de Sidi Bou Saïd auprès du procureur de la République de Tunis, précise la municipalité.

La plainte concerne trois lots d’une superficie totale de 2452 m2 acquis par l’ancien président au prix de cinq dinars le mètre carré. Une autre plainte a, également, été déposée, le même jour, contre son gendre Sakhr El Matri qui a acquis au même prix un lot de 166 mètre carrés.

Qu'en est-il alors de la visite donc de Cheikha Moza?

En visite en Tunisie sous invitation du Chef du gouvernement, Youssef Chahed, Cheikha Moza est venue signer de nouveaux accords portant sur le lancement de projets de développement en Tunisie et pour une mise au point concernant des projets gérés par la fondation SilaTech en Tunisie, selon l'ambassadeur du Qatar en Tunisie.

La fondation SilaTech est basée au Qatar et est dirigée par l'épouse de l'ex-émir du Qatar Cheikha Mozah. Son PDG est Sabah Al- Haidoos. L'organisation établit des partenariats avec les gouvernements, les entreprises privées et les ONG avec le soutien des Nations Unies, l'Organisation internationale du Travail et la Banque mondiale. Son but est de créer des opportunités économiques pour les jeunes dans le monde arabe.

Par ailleurs, une polémique a été déclenchée début mars concernant le lien entre Amira Yahyaoui, militante de la société civile, ancienne présidente de Bawsala, avec la fondation en question dirigée par la famille régnante qatarie. Cette dernière fait l'objet d'une certaine méfiance de la part d'une frange de Tunisiens qui l'accuse de soutenir les mouvances islamistes et de vouloir dépouiller le pays.

C'est pourquoi Amira Yahyaoui a tenu à clarifier ses liens avec la fondation en question via Facebook:

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