Les étudiants de l'École d'architecture de Casablanca réclament la reconnaissance de leur diplôme

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Mouvement de colère à l'Ecole d'architecture de Casablanca | DR
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ÉTUDES - Mouvement de colère à l'École d'architecture de Casablanca (EAC). Les étudiants entament leur deuxième semaine de grève pour s'insurger contre le retard pris par le ministère de l’Enseignement supérieur dans la reconnaissance de leur diplôme. Un sit-in devant le ministère devrait être organisé cette semaine.

Alors que la loi 16.89 qui régule la profession d'architecte a été amendée fin 2014, ouvrant la voie à la régularisation du statut des diplômés, qui peuvent porter le titre d'architecte à titre privé, "la procédure de l'octroi de l'équivalence par le ministère de l'Enseignement supérieur tarde à être appliquée", dénonce l'association des lauréats et étudiants de l’EAC dans un communiqué.

L'EAC, gérée par deux ministères, a en effet obtenu du ministère de l'Urbanisme et de l'Aménagement du territoire qu'il valide cette loi, mais pas du ministère de l’Enseignement supérieur. "Les étudiants s’insurgent une nouvelle fois contre le retard enregistré dans la reconnaissance de leur diplôme" par ce ministère, écrivent-ils.

Pourtant, selon les rapports successifs établis par différentes commissions venues évaluer l'EAC ces derniers mois, "les enseignements dispensés à l’école sont conformes aux normes nationales et internationales de l’enseignement de l’architecture", fait valoir l'association.

"Préjudice moral et matériel"

"Malgré la prise en compte des observations et recommandations émises par la dernière commission de contrôle de l'école en novembre dernier, l'approbation finale du ministère de l’Enseignement supérieur se fait attendre une nouvelle fois", déplore l'association estudiantine. Les étudiants, qui ont mené plusieurs actions au sein de leur école, protestent ainsi "contre le préjudice moral et matériel" subi par 71 lauréats et 250 étudiants privés d’exercer le métier d’architecte en leur nom propre.

"La procédure a été lancée depuis plus d'un an mais n'a toujours pas abouti. Je dois être diplômé dans quelques semaines, et on est totalement dans le flou", s'inquiète Mohcine Sadiq, secrétaire général de l'association des étudiants de l'EAC, contacté par le HuffPost Maroc. "L'école d'architecture de l'Université internationale de Rabat (UIR) a obtenu cette équivalence en juillet dernier. Pourquoi par nous?" s'interroge-t-il.

Créée en 2004 par le ministère de l'Habitat de l'époque, dirigé par Ahmed Toufiq Hejira, l'EAC n'a jamais pu obtenir une reconnaissance de son diplôme. Les étudiants ne peuvent pas exercer à titre privé mais seulement dans des cabinets d'architectes. "Nous n’avons pas besoin de rappeler le parcours du combattant que nos étudiants ont dû entreprendre depuis des années pour solutionner le problème de manière équitable et juste", explique l'association, qui regrette que cela n'ait "pas suffi".

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