Corée du Sud: La tension persiste après la destitution de la présidente

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PARK GEUNHYE
L'ex-présidente de la Corée du Sud, Park Geun-Hye. | Reuters
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INTERNATIONAL - La tension persistait samedi en Corée du Sud, où un troisième manifestant est décédé, dans l'attente de la réaction de l'ex-présidente Park Geun-Hye à sa destitution.

Le président de la Commission électorale nationale Kim Yong-Deok a fait part d'une "inquiétude croissante" face à cette tension avant l'élection d'un nouveau président, qui devrait avoir lieu le 9 mai.

"Le scrutin doit fournir l'occasion de dépasser les divisions et les conflits et d'aboutir à l'unité nationale et l'harmonie", a-t-il déclaré dans un discours télévisé en direct.

Dans ses éditoriaux, la presse sud-coréenne appelait à mettre fin aux manifestations de rue. Opposants comme partisans de Geun-Hye Park s'étaient rassemblés à Séoul pour entendre la décision de la Cour constitutionnelle qui a entériné vendredi la destitution de la présidente.

50.000 manifestants

Des milliers de policiers anti-émeutes étaient déployés à Séoul alors qu'environ 50.000 manifestants opposés à Geun-Hye Park célébraient le verdict en scandant: "le peuple a gagné! Arrêtez Park!".

De leur côté, environ 20.000 partisans de Geun-Hye Park en colère s'étaient regroupés pour réclamer un ré-examen de la décision de la Cour. La police avait installé des barrières pour séparer les manifestations opposées.

Geun-Hye Park, 65 ans, fille du dictateur militaire Park Chung-Hee, était devenue en 2012 la première femme à présider son pays. Elle devient le premier chef de l’État de Corée du Sud à être limogé de la sorte.

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