Le ministre de l'Enseignement reçoit les enseignants agressés à l'Université Alger 3

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TAHAR HADJAR
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Les enseignants agressés de la faculté des sciences politiques de l’université Alger 3 ont fini par avoir audience, hier 08 mars 2017, avec le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Tahar Hadjar, indique au Huffpost Algérie une enseignante de la faculté.

Il a fallu presque un mois pour que la tutelle accepte de recevoir les plaignants. Depuis l’agression survenue le 16 février dernier, les professeurs de la faculté des sciences politiques ont eu recours à toutes les démarches nécessaires pour interpeller les autorités concernées quant à cet incident qu’ils qualifient "d’atteinte grave au corps enseignant".

Après un dépôt de plainte au commissariat, une identification des agresseurs, un sit-in devantle ministère, un entretien avec le rectorat de l’université (Alger 3) et un mouvement de grève, aucune mesure n’a été prise à l’encontre des agresseurs, dénoncent les enseignants concernés.

Un deuxième rassemblement des enseignants a eu lieu hier devant le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique. "Il s’agit d’un sit-in de dignité, car nous avons été blessé dans notre amour-propre. L’agression est une chose mais le manque d’intérêt envers ce que nous avons subi est tout aussi grave. Nous sommes ici aujourd’hui pour réitérer notre demande d’audience avec le ministre", se désole une enseignante dans une déclaration au Huffpost Algérie.

Les représentants des enseignants de la faculté des sciences politiques ont enfin été reçus par le ministre.

Au cours d'un entretien qui a duré deux heures, les enseignants lui ont exposé au une série de revendications. Ils ont demandé que leur tutelle condamne l’agression dont ils ont été victimes. Ils ont également exigé que la commission d’enquête soit désignée par le ministère et non par le rectorat avec qui le dialogue a été complètement rompu.

À propos des agresseurs, les enseignants insistent sur l’impératif de les faire passer en Conseil discipline. Enfin que la tutelle se constitue partie civile et porte plainte au nom des enseignants de la faculté.

Après avoir écouté les revendications des représentants des enseignants de la faculté des sciences politiques, Tahar hadjar a rassuré les enseignants que cette agression sera condamnée.

Une commission d’enquête ministérielle a en effet été mise en place afin d’identifier toutes les parties impliquées. Celle-ci a entamé son enquête après l’agression.

Le ministre a par ailleurs informé les enseignants que la tutelle se portera partie civile en fonction des résultats de l’enquête. Il a ajouté que le ministère suit cette affaire depuis le début.

À la fin de cet entretien, Tahar Hadjar, a indiqué que les résultats d'une première enquête à l'université (Alger3) seront communiqués dans les prochains jours. Il s'agit d'une première enquête relative à des questions pédagogiques notamment des fraudes aux examens et détournement de fonds. Il a ajouté que des décisions seront prises concernant la commission des œuvres sociales.

Les enseignants de l’université (Alger 3) apprécient positivement ce nouveau rebondissement. Une des enseignantes a qualifié cette audience avec le ministre de "dialogue serein".

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