La nouvelle stratégie de la Banque Africaine de Développement pour le Maroc

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AKINWUMI ADESINA
Luc Gnago / Reuters
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ÉCHANGES – Le Conseil d'administration du Groupe de la Banque Africaine de Développement (BAD) a approuvé, mercredi à Abidjan, le nouveau document de Stratégie pays pour le Maroc, qui porte sur la période 2017-2021. Dans une note publiée sur le site officiel de la BAD, il est indiqué que "le programme de collaboration entre la BAD et le Maroc pour les 5 années à venir, a été conçu pour accompagner le royaume dans ses efforts visant la création des conditions requises pour l’accélération de la transformation structurelle de son économie et la création d’emplois, en faveur d’une croissance plus résiliente et inclusive".

La BAD portera ainsi une attention particulière à l’industrialisation de l’économie marocaine à travers les PME et les secteurs exportateurs et ce, en finançant des opérations à même de lever les contraintes que subissent les PME dans le développement et les secteurs exportateurs, avec pour objectif de soutenir le développement du tissu industriel.

Des concessions attendues côté marocain

Néanmoins, le Maroc qui souhaite développer ses échanges commerciaux avec les pays africains pourrait avoir de meilleures chances d’atteindre ses objectifs en réduisant davantage ses droits de douanes. Selon la BAD, "l’écart entre le taux moyen des droits de douane que le Maroc pratique avec les pays européens et la moyenne des droits de douane appliqués aux pays africains s’élève à quelque 17 points de pourcentage". De leur côté, les pays africains, "appliquent à leurs importations marocaines des tarifs douaniers supérieurs de 3 ou 4 points en moyenne aux tarifs pratiqués pour leurs importations d’Europe ou des États-Unis".

Ainsi, la réduction de moitié des droits de douane pratiqués par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) – principal partenaire économique du Maroc en Afrique – entraînerait une hausse de 5 % environ des exportations marocaines". Le Maroc pourrait de son côté booster ses exportation "de 15% vers les pays du Marché commun de l'Afrique orientale et australe (COMESA) avec une baisse identique des tarifs douaniers ; et de 23 % au sein de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC). Mieux, la hausse des exportations marocaines pourrait atteindre 40 % dans le cas de la Communauté de l’Afrique de l’Est (CAE)".

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