Impôts: Le fisc fait recette

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FARAJ
Henri Margueritte
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IMPÔTS- Année chargée à la Direction générale des impôts. La mise en place des télé-déclarations et l’intensification des contrôles ont semble-t-il boosté le cash-flow de l’État. Au titre de l’exercice 2016, la Direction générale des impôts (DGI) a géré des recettes en hausse de 2,8%. Elles ont atteint les 129,3 milliards de dirhams (MMDH), en consolidation de 3,5 MMDH par rapport à l’exercice précédent.

Selon le rapport d’activité 2016 de l’institution dirigéé par Omar Faraj, la part des recettes ordinaires (hors fiscalité locale et fonds spéciaux) s’est renforcée. Elle s’est élevée à 56,3% en 2016. Les recettes nettes de l’Impôt sur le revenu ont atteint un additionnel de 2,15 milliards. Elles sont passées de 41,09 à 43,24 milliards en 2016, soit une hausse de 5,2%. La même ventilation a été observée au niveau des recettes de l’Impôt sur les sociétés, augmentant de 5,4% pour se situer autour de 38,66 milliards.

En revanche, les recettes de la TVA à l’intérieur ont avoisiné les 27,9 MMDH, en retrait de 3,3%. Ces augmentations ne sont pas fortuites, puisque le nombre de contrôles fiscaux a augmenté de 50% durant l’année qui vient de s’écouler, les restes à payer ont ainsi baissé de 13,8%, les remboursements de TVA et les restitutions de l’IS ont quant à eux atteint le niveau record de 9,4 milliards de DH.

"2017, l’année de tous les défis"

Mais pour Omar Faraj, "beaucoup reste à faire". Pour lui, l’année 2017 sera "celle de tous les défis". Il explique ainsi dans l'introduction du rapport annuel que les principaux chantiers seront axés sur "l’amélioration substantielle de la qualité des services, du parachèvement de la transformation numérique, de la lutte contre l’informel et la personnalisation du recouvrement".

Mais il s'agira surtout d'apaiser les tensions avec le milieu des affaires. Les campagnes de contrôle et de redressement lancées par le patron des impôts en 2016 avaient en effet suscité l'émoi au sein de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), dont plusieurs responsables ont même parlé de "racket fiscal". Une polémique sans fondements d'après la réponse cinglante apportée par Omar Faraj au HuffPost Maroc.

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