Gouvernement: Lachgar relance Benkirane

Publication: Mis à jour:
LACHGAR
Facebook/usfp
Imprimer

TRACTATIONS - Driss Lachgar s’accroche bec et ongles à la participation de son parti au prochain gouvernement. Celui à qui le chef du gouvernement refuse de tendre la main s’est transformé en donneur d’ordre lors d’un point de presse tenu hier soir à Rabat. "Les négociations ne devraient pas être limitées aux partis de la coalition sortante, mais doivent être élargies à toutes les formations puisque le Parti de la justice et du développement (PJD) n’a pas obtenu la majorité absolue", dit-il. C’est une condition sine qua non pour "aboutir à une majorité confortable et un gouvernement fort".

Pour le secrétaire général de l’Union socialiste des forces populaires (USFP), le chef du gouvernement est le seul responsable du blocage que traverse la scène politique depuis cinq mois. Abdelilah Benkirane est appelé à lâcher du lest pour aboutir à une majorité confortable. "Il doit faire le distinguo entre sa casquette de chef du gouvernement et celle de patron du PJD. Soit il parle et réagit en tant que premier responsable du PJD et là, ses propos sont considérés comme des actes partisans. Soit il s'exprime en tant que chef de gouvernement désigné, chargé de former la future majorité", souligne Lachgar.

Arbitrage royal

Alors que le SG de l’USFP s’accroche à la présence de son parti au sein de la prochaine coalition, Abdelilah Benkirane attend le retour du roi pour arbitrer. Le chef du gouvernement, qui n’arrive pas à s’entendre avec le chef du RNI, Aziz Akhannouch, compte remettre au souverain un rapport détaillé sur le déroulement des négociations. Abdelilah Benkirane jettera-t-il l’éponge? En tout cas, "il sait qu'un gouvernement formé selon la vision d’Akhannouch ne sera plus son gouvernement à lui", selon nos confères de Akhbar Al Yaoum. L’arbitrage royal pourrait se solder par une dissolution du Parlement et l’organisation de nouvelles élections. Ce qui est coûteux en termes de financement, prévient Mohamed Amrani Boukhobza, professeur de sciences politiques à l’Université Abdelmalek Saâdi à Tanger.

LIRE AUSSI:
Abdelilah Benkirane prêt à inclure l'UC dans le gouvernement, mais pas l'USFP