Ibrahim Maalouf se dit "en état de choc" après être visé par une enquête pour "atteinte sur mineure"

Publication: Mis à jour:
IBRAHIM MAALOUF
Trumpet player Ibrahim Maalouf performs during the 17th edition of the Gnaoua World Music Festival in Essaouira, Morocco on June 14, 2014. REUTERS/Youssef Boudlal (MOROCCO - Tags: ENTERTAINMENT SOCIETY) | Youssef Boudlal / Reuters
Imprimer

JUSTICE - C'est une lettre fleuve qu'a publié l'artiste franco-libanais Ibrahim Maalouf sur sa page Facebook. Visé par une enquête pour "atteinte sur mineure", le trompettiste s'est dit être "être dans un état de choc" suite "aux accusations d'un très grande gravité portées à (son) encontre".

"Un lynchage injuste"

Dans un long poste publié sur sa page Facebook, Ibrahim Maalouf a taclé la presse qui, selon lui, aurait diffusé de "fausses informations extrêmement préjudiciables (...) délibérément (...) dans le seul but de me décrire comme un prédateur sexuel".

Une situation dont les conséquences sont "désastreuses car le mal est fait. Je vous épargne les conséquences directes sur ma vie quotidienne qui est devenue un enfer", continue le musicien.

Ibrahim Maalouf en profite pour démentir l'information selon laquelle il aurait demandé des photos nues à la jeune fille. Il dénonce également l'appellation d'"agression sexuelle" d'abord rapportée par la presse: "d’ailleurs, certains organes de presse se sont empressés de corriger discrètement le tir, le lendemain, sans préciser pour certains qu’ils rectifiaient une partie de leur erreur" précise-t-il.

L'artiste informe avoir "donné l'instruction à mes avocats d'engager une action en diffamation contre les responsables de ce lynchage injuste".

Il en a également profité pour "tagger" sur son post une quarantaine de médias français, libanais ou encore marocain, qui ont relayé les informations sur sa mise en examen.

Ibrahim Maalouf est visé par une enquête du parquet de Créteil, en banlieue parisienne, pour atteinte à mineure après avoir embrassé une adolescente à l'époque âgée de 14 ans, qui effectuait en 2013 son stage de 3ème dans le studio d'enregistrement de l'artiste. Les parents de la jeune fille ont finalement porté plainte en 2016.

Selon l'AFP, l'adolescente se trouverait dans"un état psychologique compliqué". La jeune fille était à l'époque, selon la même source, "dans une relation d’admiration face à son idole".

Ibrahim Maalouf risque jusqu'à cinq ans de prison et et 75.000 euros d'amende.

LIRE AUSSI: