Le Français accusé de terrorisme au Maroc condamné à 4 ans de prison

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THOMAS GALLAY
Le Français accusé de terrorisme au Maroc condamné à 4 ans de prison | Human Rights Watch
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JUSTICE - Le verdict est tombé. Le Français Thomas Gallay, condamné en première instance en juillet dernier pour soutien financier en vue de commettre des actes terroristes, a écopé de quatre ans de prison ferme contre six initialement.

Mercredi 8 mars, l'homme âgé de 37 ans et résidant à Essaouira, a vu sa peine, bien que réduite, confirmée en appel. Il est incarcéré depuis février 2016 dans la prison de Salé, après avoir été arrêté dans le cadre du démantèlement d'une cellule terroriste. Soupçonné d'avoir donné de l'argent à l'un des principaux suspects (700 dirhams en tout et en trois fois), l'homme et ses proches n'ont cessé de clamer son innocence.

Selon sa défense, il aurait signé des procès-verbaux en arabe, langue qu'il ne maîtrise pas, dans lequel il était écrit qu'il avouait s'être converti à l'islam et avoir financé et tenu des réunions avec des sympathisants de Daech. Une version réfutée par le Français lorsqu'on lui en a fait la traduction. Des images de propagande de l'organisation terroriste auraient également été retrouvées dans son ordinateur.

L'affaire avait interpellé plusieurs ONG de défense des droits humains, comme Human Rights Watch, Amnesty International et la Fédération internationale des droits de l'Homme, qui avaient dénoncé en octobre dernier un procès "inéquitable".

L'ancienne ministre de la Justice française Christiane Taubira avait également indiqué en février que "sans commettre ni ingérence judiciaire, ni impair diplomatique, il est possible pour les autorités françaises de demander que ce jeune homme dispose d'un procès équitable".

De son côté, le procureur a affirmé mercredi lors de l'audience que "toute la procédure a été faite dans le respect de la loi", critiquant les "mensonges de la presse étrangère", selon l'AFP. "Le Maroc fait face à la menace terroriste et tout l’appareil sécuritaire est mobilisé pour ça", a-t-il souligné.

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