21 ahmadis, dont un "chef local", arrêtés à Tiaret par la Gendarmerie

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Milos Bicanski via Getty Images
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21 disciples de la "secte" El Ahmadia dont leur "chef" local ont été arrêtés par les services de la Gendarmerie nationale (GN) dans la wilaya de Tiaret. rapportait mercredi 8 mars 2017 l'agence de presse officielle (APS).

Une dizaine d'individus appartenant à cette secte ont été arrêtés dans une première phase dans les communes de Tiaret, Oued Lily, Tousnina, Dahmouni et Sougueur, précise un groupement territorial de ce corps de sécurité.

Ces arrestations ont ensuite permis la saisie de plusieurs équipements informatiques, de téléphones portables et de publications menant les services de la Gendarmerie nationale vers 11 autres disciples ahmadis, dont deux femmes et le dit-chef.

La perquisition de leurs domiciles, sur ordre du procureur de la République, a permis la saisie de 15 livres et manuscrits et "trois CD de propagande", rajoute-t-on.

Les prévenus, âgés entre 30 et 60 ans, ont été présentés dans la même journée devant le procureur de la République près le tribunal de Tiaret, pour les chefs d’inculpation d'"atteinte au prophète Mohamed (QSSSL) et à la foi" et de "collecte de dons sans autorisation".

Les arrestations des disciples ahmadis suscite des polémiques depuis quelques mois, auprès d'associations de protection des droits de l'Homme, d'avocats, de la presse et des internautes.

Février dernier, Amnesty International a dénoncé ces arrestations, qui constituent selon sa présidente Hassina Ouseddik des atteintes à la liberté de culte, "actuellement menacée".

Face à ces réactions, le ministre des Affaires religieuses, invité de la Chaîne I de la Radio Algérienne, a justifié ces arrestations en affirmant que "les préceptes sur lesquels se basent les Ahmadis ne sont pas islamiques". Il a rajouté se référer à des "conseils scientifiques tenus récemment dans la wilaya de Laghouat", qui se sont basés sur une fatwa émise auparavant par le Haut conseil islamique algérien".

Après avoir confirmé que la question des Ahmadis "était suivie de près" par les autorités algériennes, "résolues à démanteler ces sectes pouvant d'ailleurs servir de couverture à autre chose", il a précisé que celles-ci aspirent surtout à faire respecter les "lois de la République".

"Cela ne signifie pas non plus que nous allons jeter les Ahmadis à la mer (...) Ces derniers doivent savoir que les lois de la République, qui garantissent la liberté du culte, régissent et organisent son application à travers la Constitution", a-t-il dit.

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