Pour l'ambassadeur de l'Union Européenne en Tunisie Patrice Bergamini, les lignes doivent bouger en matière d'héritage

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À l'occasion de la journée internationale des droits des femmes, l'ambassadeur de l'Union Européenne en Tunisie, Patrice Bergamini a offert un cocktail à sa résidence.

Lors de celui-ci, il a tenu un discours soulignant qu'en Tunisie les femmes sont "les premiers piliers de la démocratie". Affirmant que les femmes "sont plus courageuses", "plus lucides", "plus tenaces" et "plus généreuses" que les hommes, il a profité de cette tribune pour rendre hommages aux femmes en général et aux femmes tunisiennes en particulier.

Revenant sur les clichés et les tabous qui entourent les femmes, il affirme: "On m'a dit 'fais attention' il y a beaucoup de tabous en Tunisie. Je ne suis pas sûr qu'il y a pas plus de tabous en Tunisie qu'ailleurs" a-t-il indiqué avant d'ajouter qu'il en existe "un qui est un peu plus fort qu'ailleurs: c'est celui de l'héritage".

"L'héritage c'est un tabou, mais pas seulement ici mais aussi en Corse par exemple (...) et ça c'est quelque chose qui doit changer ici comme ailleurs (...) Sur l'héritage, les lignes doivent bouger ici aussi" a déclaré Patrice Bergamini.

Revenant sur la femme tunisienne, l'ambassadeur de l'Union Européenne en Tunisie ajoute: "En Tunisie, le combat des femmes est millénaire (...) et cela vous met en position aujourd'hui peut-être d'en faire plus qu'ailleurs, parce que c'est grâce à vous que la révolution a été réussie et c'est grâce à vous que l'on peut transformer l'essai aujourd'hui" a-t-il indiqué.

"Si Wonder Woman existe, définitivement elle serait tunisienne et vous en êtes la preuve ce soir" a-t-il conclu.

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