Parlement: L'utilité des questions orales remise en cause

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BENKIRANE
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TRANSPARENCE - Les critiques autour de la procédure des questions-réponses au Parlement refont surface. Cette fois-ci, c’est le président de l’Observatoire national des droits de l’électeur, Khalid Trabelsi, qui pointe le process. En cause, l'envoi des questions aux ministres concernés avant la tenue de la séance hebdomadaire.

"Ce mécanisme de contrôle et d’évaluation de l’action gouvernementale est systématiquement biaisé puisque les ministres préparent à l’avance leurs réponses", a t-il déploré mardi 7 mars lors de la présentation du rapport d’évaluation de la législature 2012-2016. Du coup, "ces séances ne sont pas productives", dit-il. Khalid Trabelsi souhaite voir plus de spontanéité dans les échanges entre le gouvernement et les parlementaires. Seulement, cette démarche n’est pas propre à la séance hebdomadaire. Le grand oral du chef du gouvernement, aussi bien devant la Chambre des représentants que celles des conseillers, suit le même schéma.

En effet, l’article 100 de la Constitution stipule qu’une séance par mois est réservée aux questions de politique générale et les réponses y afférentes sont présentées devant la Chambre concernée dans les trente jours suivant la date de leur transmission au chef de gouvernement. Pour, au final, des données souvent déjà disponibles. Même avec autant de préparation, l'exercice n'est pas aussi décontracté. Les échanges entre le gouvernement et des groupes de l'opposition ont souvent frisé les insultes, lorsqu'ils n'en sont pas arrivés aux mains.

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