La mode, l'autre vecteur du féminisme

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MODE - La mode aime passer avec malice des messages forts. Disparue l'an dernier, Sonia Rykiel l'avait compris dès ses débuts en choisissant de faire de ses créations des supports de choix pour partager ses idées féministes.

Plus récemment, si la fashion week de New York en septembre était déjà teintée de revendications anti-Trump, celle de février s’est transformée en véritable étendard de messages féministes.

Quelques semaines avant le coup d’envoi de la grand messe de la mode, les designers avaient ainsi demandé aux journalistes, it-girls et autres mannequins d’arborer un bandana blanc autour du poignet et de rejoindre le mouvement #tiedtogheter, cri de ralliement pour refuser toutes les discriminations de race, de religion, d’orientation sexuelle et de genre, bien sûr.

On se souvient par ailleurs des t-shirts proposés par Maria Grazia Chiuri lors du défilé Dior: "We should all be feminists" (Nous devrions tous être féministes). Un message qui a fait sensation, au point d'éclipser le titre de l'essai éponyme qui l'a inspiré, et que l'on doit à l'écrivaine nigériane Chimamanda Ngozi Adichie.

Il n'en reste pas moins que de nombreux créateurs ont emboîté le pas à Maria Grazia Chiuri. Ainsi la maison Prabal Gurung a clôturé un défilé avec la mannequin plus size Candace Huffin, vêtue d’un t-shirt sérigraphié "Our minds, our bodies, our power" ou encore "This is what a feminist looks like".

girls can do anything

Les t-shirt à messages ont aussi la faveur de Zadig&Voltaire, qui séduit ses adeptes avec ses tops sérigraphiés "Girls can do anything", mais aussi de Creatures of Comfort qui résume la situation d'un "We’re all human beign after all" bien senti.

Fin février, c'est dans une publicité aux allures futuristes, incarnée par le mannequin Kendall Jenner, que Versace répète comme une litanie le mot "Equality". Après tout, l'art de la pédagogie est dans la répétition.

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