Ouverture de la Tripartite à Annaba, Sellal recommande la vigilance

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Abed el Malek Sellal Prime Minister at the opening of the Government-Walis meeting at the Palais des Nations. Algiers on 12/11/2016 (Photo by Billal Bensalem/NurPhoto via Getty Images) | NurPhoto via Getty Images
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Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a affirmé lundi à l'ouverture de la réunion Tripartite à Annaba que la situation actuelle implique la vigilance dans la gestion et la sincérité du discours.

Pour lui l'impératif pour l'Etat est de "concrétiser la justice sociale et de dire la vérité aux Algériens pour mettre en échec
les colporteurs de calomnies et de mensonges".

L'Algérie, qui " brave la conjoncture économique et les tentatives de déstabilisation", selon Sellal "commence à enregistrer les premiers résultats de sa démarche de renouveau économique et social".

"Si nous obtenons aujourd'hui une progression significative du produit de la fiscalité ordinaire (+10% entre 2015 et 2016), cela n'est sûrement pas le fait des prélèvements sur les salariés dont le nombre n'a varié que légèrement à la hausse, mais bien du secteur économique où de nombreux projets sont entrés en phase d'exploitation", a expliqué le chef de l'Exécutif.

Concernant la lutte contre la corruption, le premier ministre avance le chiffre de 5498 affaires traitées par les tribunaux, 3.058 l'évasion fiscale, 144 infraction douanière et 2299 affaires relatives aux mouvements illicites des capitaux.

Sellal a affirmé avoir la certitude que "l'immense majorité des Algériennes et des Algériens ont confiance dans leur pays et dans le Moudjahid qui le dirige. Ils veulent aussi que l'Algérie demeure souveraine et maître de sa décision politique et économique et maintienne sa vocation d'Etat démocratique et social".

Pour le Premier ministre, "la pérennisation de notre modèle social, fondé sur la solidarité entre les générations et les catégories sociales, et la poursuite des programmes publics dans les domaines du logement de la santé et de l'éducation, nécessite l'émergence d'une économie créatrice de richesse et d'emplois dont l'entreprise restera la clé de voûte et où l'Etat ne doit
plus demeurer le seul bailleur de fonds".

La conjoncture actuelle commande de rester "vigilants" sur le plan budgétaire

Les éléments de conjoncture commandent de rester "vigilants" sur le plan budgétaire afin de soutenir la gestion de la vie socioéconomique du pays mais sans pratiquer une politique d'austérité, a toutefois précisé Abdelmalek Sellal.

Il a, cependant, assuré que le gouvernement était parvenu "à stabiliser le cadre macroéconomique sans pratiquer une politique d'austérité, et a privilégié la recherche constante de la croissance et de la création de richesses à la gestion comptable froide et cynique".

Selon le Premier ministre, en rationalisant l'exécution de la dépense publique et en ciblant les niches de gaspillage, le gouvernement a pu obtenir une stabilisation du budget de fonctionnement ainsi qu'une réduction notable de celui d'équipement.

Concernant les réserves de change, il a relevé qu'elle s'étaient stabilisées à plus de 112 milliards de dollars alors que le niveau de liquidités dans les banques a atteint, en janvier 2017, 1.037 milliards de DA, "contrairement aux présages alarmants de certains" .

Pour Sellal, l'Etat n'interdit aucun produit, ne stoppera pas non plus les programmes de logements, de santé ou d'éducation. Le gouvernement, précise(t(il fait "juste attention à nos moyens financiers qui se sont réduits et les mettons là où ils créent de la plus-value en termes d'emplois et de développement socioéconomique du pays".

Le Premier ministre a, par ailleurs, souligné que le budget 2017 vise la réalisation d'un taux de croissance de 3,9% avec une progression des segments hors hydrocarbures de 3,7%, la stabilisation de l'inflation au niveau de 4% (pour la fin janvier, elle était conjoncturelle ment à 6,4%) et la clôture de l'exercice avec des réserves de change supérieures à 100 milliards de dollars.

La diversification de l'économie en point de mire

Selon M. Sellal, l'encouragement de l'investissement et de la création d'activités seront confortées par un train de mesures financières et fiscales allant dans le sens de la simplification et de la transparence tout en continuant
à développer les crédits à l'économie. Ces crédits passeront de 9.100 milliards de dinars en 2016 à 11.400 milliards pour 2017, soit une progression de près de 25% alors qu'ils étaient de 5.156 milliards DA en 2013.

Avec plus de 1.630 milliards de dinars, les transferts sociaux continueront de constituer un chapitre important dans le budget de l'Etat (23,7%), et sont essentiellement orientés vers le soutien aux familles à travers la subvention des produits de base, l'éducation et l'accès à l'eau et l'énergie, la santé, le logement, les retraites et enfin l'accompagnement des faibles revenus, des
démunis et des handicapés, a encore indiqué le Premier ministre.

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