Tunisie: La société civile hausse le ton pour endiguer les violences faites aux femmes

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Demonstrators attend a protest against rape and violence against women in Sao Paulo, Brazil, June 8, 2016.REUTERS/Paulo Whitaker | Paulo Whitaker / Reuters
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La Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme (LTDH), l’Association Tunisienne des Femmes Démocrates (ATFD), l’Alliance associative contre la violence et le Syndicat National des Journalistes Tunisiens (SNJT) ont lancé, samedi, à Tunis, une campagne de plaidoyer pour l’adoption de loi intégrale contre les violences faites aux femmes.

Dans le cadre de cette campagne, des conférences seront tenues dans plusieurs régions afin d’accélérer l’adoption de la loi qui a été soumise à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) depuis Juillet dernier, a indiqué Jamel Moslem, Président de la LTDH, lors d’un point de presse organisé par ce collectif d’associations.

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“Une femme sur deux est exposée à la violence en Tunisie et particulièrement dans l’espace public”, a affirmé Monia Ben Jemai, Présidente de l’ATFD, soulignant que 80% des femmes accueillies par les centres d’écoute sont victimes de violence conjugale.

Et d’ajouter: "Les études réalisées en 2016 par le CREDIF ont révélé que 8 femmes sur 10 sont exposées à la violence sexuelle”.

Pour Hafidha Chekir, Professeure universitaire et vice-présidente de la Fédération Internationale des droits de l’Homme, ce projet de loi sur la lutte contre les violences faites aux femmes représente un acquis pour les femmes et la société civile dans la mesure où il repose sur une approche basée sur les droits de l’Homme.

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Cependant, a-t-elle dit, ce projet de loi présente certaines lacunes à l’instar de l’absence d’une stratégie visant à diffuser la culture de l’égalité Hommes-Femmes, ajoutant que la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW) n’a pas été mentionnée en tant que référence dans ce projet.

Chekir a, dans ce contexte, mis l’accent sur la nécessité d’apporter les amendements nécessaires avant l’adoption définitive de ce projet de loi.

Pour sa part, Halima Jouini, membre de la LTDH, a qualifié ce projet de loi de “global” dans la mesure où il aborde plusieurs volets comme la prévention, la protection, la prise en charge, le soutien aux victimes et la poursuite en justice des agresseurs.

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