Face au "suicide collectif" de son camp, Juppé se tiendrait "prêt" à remplacer Fillon

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JUPP FILLON
French Foreign Affairs minister Alain Juppé delivers a speech during the weekly session of questions to the government at the National Assembly on February 8, 2012 in Paris. On the eve, French Prime Minister Francois Fillon and his ministers stormed out of parliament in protest after an opposition deputy accused the government of flirting with Nazi ideology. Socialist MP Serge Letchimy said that Claude Gueant 'brings us day after day back to these European ideologies which gave birth to the | PIERRE VERDY via Getty Images
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Il attend son heure. Selon des propos rapportés par Le Parisien ce vendredi 3 mars, Alain Juppé considère la situation actuelle de la droite comme un "suicide collectif". Alors que plusieurs de ses proches lieutenants se sont retirés de l'équipe de campagne de François Fillon et que la pression sur le candidat de la droite s'accentue, le maire de Bordeaux se tient "prêt".

Toujours selon le quotidien, Alain Juppé a eu un "haut-le-cœur" lorsque François Fillon s'en est pris mercredi à la justice tout en maintenant sa candidature à la présidentielle, même dans l'éventualité où il serait mis en examen. Il aurait donc "donné son feu vert" à ses soutiens "pour lancer les hostilités" et ainsi rendre sa propre candidature incontournable.

Une déclaration "avant dimanche"?

Assurant qu'il "restera loyal", il affirmerait aussi qu'il ne se "défilerait pas" si on fait appel à lui, comme c'est de plus en plus le cas à droite. Mais "l'appel ne peut pas venir que des gens qui étaient déjà pour moi, il faut que ce soit plus large", expliquerait-il.

Le premier cercle des juppéistes, dont son ancien directeur de campagne Gilles Boyer et le député Benoist Apparu (devenus respectivement trésorier et porte-parole de François Fillon) ont claqué la porte de l'équipe Fillon ce jeudi. Et certains juppéistes appellent ouvertement à parrainer le maire de Bordeaux, rejoints par des lemairistes (Franck Riester) et des sarkozystes (Georges Fenech).

"Quand le premier est forfait, il faut passer le flambeau au deuxième", a martelé ce vendredi matin le sénateur juppéiste Jean-Baptiste Lemoyne sur LCP, rappelant que le recours au Plan B ne fonctionnera qu'à l'unanimité.

En fin de matinée, les soutiens d'Alain Juppé ont accentué la pression, insistant auprès de l'AFP que le maire de Bordeaux ne se "défilera pas" . Pour cela, deux conditions: que "François Fillon se retire de lui-même" et qu'Alain Juppé obtienne le soutien "unanime" de son parti.

Jean-François Copé, qui avait soutenu Alain Juppé entre les deux tours de la primaire, agirait notamment en coulisses pour l'aider à trouver les 500 parrainages nécessaires si François Fillon devait renoncer. Des parrainages que le Conseil constitutionnel commence déjà à recevoir et mettrait "en réserve", au cas où.

Un proche affirme par ailleurs qu'Alain Juppé pourrait se déclarer "avant dimanche". "Si la manifestation pro-Fillon du Trocadéro tourne au fiasco, l'hémorragie va s'accentuer. Mais après, ça sera trop tard pour nous par rapport à la collecte des parrainages", affirme-t-il.

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