Dar El Harka, le coworking aux notes d'authenticité

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DAR EL 7ARKA
Dar El Harka/Facebook
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Les espaces de coworking, il commence à y en avoir plusieurs à Tunis. Cela facilite la vie de jeunes entrepreneurs n'ayant pas la solidité de s'engager à des frais réguliers pesants. De ces espaces, il en est un qui a une autre particularité, celle d'être, en plus d'un lieu de travail collectif, un hub culturel.

Ouverte à toute forme d'art et d'action culturelle, Dar El Harka se situe à la rue du Pacha. Au centre d'une Médina où le foisonnement culturel se poursuit encore avec une jeunesse enthousiaste, mais bien souvent en manque d'encadrement.

Des cours y sont donnés de manière hebdomadaire: calligraphie arabe, reliure avec l'un des derniers artisans en la matière, leçons d'arabe dialectal. L'espace oscille entre le didactique et l'associatif. Dar El Harka est aussi le siège de "Collectif créatif", un groupement de trois actions culturelles: Doolesha, Interference, Urban Sketchers et Journal de la Medina.

Le but: Ramener les jeunes à la Médina et rapprocher les artisans de la Médina de ces jeunes afin de devenir, à terme, "un catalyseur de la renaissance de ces lieux historiques".

C'est pour cette raison que ce projet a été lancé par Leilla Ben Gacem propriétaire de Dar Ben Gacem maison d'hôtes située dans la même rue.

Dans cet étage de style, trois espaces permettent concentration et rencontres. Cohabitent ici, par intervalles, des associations travaillant sur des projets en relation avec les lieux, des organisateurs d'événements animant ponctuellement la Médina et des personnes de passage.

Assis à Dar El Harka, l'on perçoit ce pan de la ville comme un microcosme où tout le monde se connaît, s'est croisé au moins une fois.

Dans cet étage que l'âme de la rue embaume de senteurs d'encens et de pain chaud, ça se réunit, ça cogite, ça discute et ça sort vers ce monde un peu à l'abandon et auquel on voudrait réinsuffler la vie.

"La Médina c'est une richesse en péril, c'est une jeunesse qui a besoin d'être accompagnée, c'est des lieux que l'Institut national du Patrimoine et l'Etat seuls ne pourront pas sauver", explique l'une des responsables du lieu.

Dar El Harka dont les occupants changent au gré des projets et des hasards a un rythme de vie particulier, celui d'un monde qui bouge, qui se modernise mis que l'on ne voudrait pas trop voir s'éloigner de ces lieux chargés d'Histoire.

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