Hamid Chabat perd son bras de fer avec d'anciens ministres istiqlaliens

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Hamid Chabat perd son bras de fer avec d'anciens ministres istiqlaliens | Capture d'écran France24
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LIBERTÉ - Le tribunal administratif de Rabat vient de porter un coup dur à Hamid Chabat, le secrétaire général du parti de l’Istiqlal (PI) en annulant, ce vendredi 3 mars, la décision de suspension prise à l’encontre de trois dirigeants par la commission de discipline et d’arbitrage du parti PI.

Le 9 février dernier, cet organe disciplinaire interne avait prononcé la suspension pour dix-huit mois Yasmina Baddou, Karim Ghellab et Taoufiq Hejira, tous les trois anciens ministres. Ils étaient accusés d’avoir "désavoué" un communiqué pris au nom du comité exécutif soutenant Hamid Chabat, après des propos controversés sur la Mauritanie, qui ont provoqué une quasi-crise diplomatique avec le voisin méridional du Maroc.

Yasmina Baddou et Karim Ghellab avaient décidé de contester cette sanction devant la justice, qui a donc rendu sa décision ce vendredi, à la veille d’une réunion du conseil national du parti qui s’annonce orageuse. Hier, jeudi 3 mars, à Marrakech, s’est tenu un conclave du comité exécutif du parti. Hamid Chabat y a été placé en minorité par ses contradicteurs, qui ont dénoncé ses sorties médiatiques jugées irresponsables.

Pour mémoire, le secrétaire général de l’Istiqlal a été entendu par la police, lundi 27 février. Le ministère de l’Intérieur avait porté plainte après un édito publié sur le site de l’Istiqlal accusant "l'État profond" de vouloir utiliser "les méthodes de l'Oued Cherrat" pour se débarrasser de Hamid Chabat, en référence aux décès accidentels de deux responsables politiques, disparus dans cette localité près de Bouznika.

"C'est une victoire, a clamé Yasmina Baddou au site électronique le360.ma. Nous avons présenté dix arguments (à la cour). Il est scandaleux qu'on nous refuse le droit de contester les opinions du secrétaire général." De son côté, Karim Ghellab a déclaré à Akhbar Al Yaoum qu’il comptait reprendre ses activités normales au sein du PI, avec Yasmina Baddou. Les deux dirigeants istiqlaliens envisagent de se présenter devant le conseil national du 4 mars, afin que ce dernier annule leur mise à l’écart. Taoufiq Hejira, le troisième dirigeant concerné par la sanction n’était pas immédiatement disponible pour commenter la décision.

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