Le bras de fer continue entre Néji Jalloul et le syndicat de l'enseignement secondaire

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JALLOUL
Facebook/Ministère de l'éducation
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Le secrétaire général du syndicat de l’enseignement secondaire relevant de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) Lassad Yaacoubi a souligné, jeudi, que les enseignants “ne renonceront pas à leurs droits et ne céderont pas l’école publique”.

Présidant l’ouverture des travaux de la commission administrative sectorielle de l’enseignement secondaire, Yaacoubi a indiqué que suite aux récents mouvements de protestations qui, selon lui, ont enregistré un “succès”, le ministre de l’éducation a pris des mesures disciplinaires consistant à prélever une journée de travail sur les salaires des enseignants et directeurs des écoles.

Cette décision, a-t-il dit, est “arbitraire”, ajoutant que le ministre a également pris une autre décision visant à “intimider” les directeurs. “Le ministre a aussi convoqué les directeurs pour une enquête administrative en raison de leur refus de remettre la liste des notes”, a-t-il précisé.

“De telles décisions ne manqueront pas d’envenimer davantage la situation”, a-t-il averti, incombant toute la responsabilité au gouvernement qui n’a pris aucune mesure pour surmonter cette crise.

De son côté, le membre du bureau exécutif responsable du secteur privé de l’UGTT, Mohamed Ali Boughdiri a indiqué que le bureau exécutif national a déjà tranché sur cette question depuis le 23e congrès de l’UGTT.

“En effet, le bureau exécutif a exprimé son soutien au secteur de l’enseignement secondaire, et que le ministre de l’éducation Néji Jalloul a porté atteinte à la dignité de la plupart des enseignants”, a-t-il insisté. “Cela est inadmissible et le temps est venu pour réexaminer la place de Jalloul à la tête du ministère”, a-t-il lancé.

Intervenant sur les ondes de Mosaïque fm, Morched Idriss, secrétaire général adjoint du syndicat général de l’enseignement secondaire a assuré que la commission administrative réunie aujourd’hui est pour la suspension des cours durant les dix derniers jours du mois de mars 2017.

D'autre part, le porte parole du ministère de l'Education Fethi Khemiri a considéré que le différend entre le ministère et les syndicats a dépassé les réclamations professionnelles pour devenir exclusivement politique. Il a, par ailleurs, déclaré que les examens nationaux auront lieu à leurs dates prévues et dans des conditions normales.

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