USA: les chefs démocrates au Congrès veulent la démission du ministre de la Justice

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JEFF SESSIONS
WASHINGTON, D.C. - FEBRUARY 28: U.S. Attorney General Jeff Sessions delivers remarks at the Justice Department's 2017 African American History Month Observation at the Department of Justice on February 28, 2017 in Washington, D.C. The event also included a showing of the documentary 'Too Important to Fail: Saving America's Boys.' (Photo by Zach Gibson/Getty Images) | Zach Gibson via Getty Images
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Les chefs démocrates au Congrès américain, Chuck Schumer et Nancy Pelosi, ont réclamé jeudi la démission du ministre de la Justice, Jeff Sessions, accusé d'avoir caché des contacts l'an dernier avec l'ambassadeur russe à Washington.

"Le département de la Justice doit être au-dessus de tout reproche. Pour le bien du pays, le ministre (Jeff) Sessions doit démissionner", a déclaré Chuck Schumer, lors d'une conférence de presse.

Le sénateur de New York demande également la nomination d'un "procureur spécial impartial" pour conduire une enquête sur cette affaire de liens controversés entre l'administration Trump et la Russie de Vladimir Poutine.

"Les révélations dont nous avons eu connaissance hier soir sont extrêmement troublantes et posent encore plus de questions sur les contacts entre le président et ses associés avec la Russie", a ajouté M. Schumer.

Le Washington Post a rapporté mercredi soir que Jeff Sessions - très proche conseiller de Donald Trump et l'un des inspirateurs de sa campagne - avait rencontré en juillet et septembre l'ambassadeur russe à Washington, Sergueï Kisliak.

Nommé depuis ministre de la Justice, Jeff Sessions avait pourtant déclaré sous serment lors de son audition en janvier devant le Sénat, qu'il n'avait "pas eu de contacts avec les Russes".

"Le fait que le ministre de la Justice, le chef de la police dans notre pays, a menti sous serment au peuple américain est un motif de démission", a martelé Nancy Pelosi, la chef de file des démocrates à la Chambre des représentants, dans la même conférence de presse.

Le conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, Michael Flynn, avait déjà été forcé de démissionner le mois dernier après des révélations sur des conversations avec le même ambassadeur russe à Washington, dont il avait caché la teneur exacte, y compris dans ses compte-rendus au vice-président Mike Pence.

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