Un représentant des étudiants en pharmacie: "On en a marre des fausses promesses"

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GREVE PHARMACIE
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Anis Saidoun, un des représentants du mouvement de grève des étudiants en pharmacie s'est exprimé au sujet de la grève ce lundi sur les ondes de Radio M. Le mouvement perdure depuis trois mois et plusieurs facultés du pays sont paralysées.

Parmi leurs revendications, un rééchelonnement de leur catégorie, une meilleure qualité de formation, l’ouverture de nouvelles spécialités, et la possibilité de bénéficier de stages pratiques dans des structures hospitalières pilotes. Il a démentit également l'idée qu'il considère avoir été véhiculée par les médias et qui laisse croire que les revendications sont principalement matérielles.

Les étudiants en pharmacie n'en sont pas à leur premier mouvement de grève. En 2011, ils avaient déjà soumis leurs revendications au ministère. Des promesses d'interventions avaient été faites, mais rien n'avait été réalisé par la suite. Avant de pouvoir mettre fin à la grève, ils réclament des garanties d'une réelle prise en charge, en donnant l'exemple de 2011 où les étudiants avaient reçu un PV mais sans aucune réalisation par la suite. Il qualifie le discours politique de "belles paroles". "On en a marre des promesses et ras le bol de la stratégie des autorités d’arrêter le le mouvement à travers de fausses promesses".

Ce jeudi, les représentants des étudiants ont été reçus par le ministre de la Santé d’étudiants et sont ressortis avec un communiqué de presse. Ce document n'a pas satisfait les grévistes en colère qui réclament un document d'une meilleure valeur et considèrent que "c'est une insulte à leur intelligence."

"Nous sommes les meilleurs bacheliers d'Algérie, je pense qu'il est totalement logique de revendiquer les meilleures formations du pays."

Les affrontements qui ont eu lieu lors d'un rassemblement au 1er mai la semaine dernière, ont été aussi évoqués. Les étudiants grévistes étaient à l'intérieur de l’hôpital Mustapha, les policiers sont entrés et ont tenté de disperser la foule de manière violente.

Anis Saidoun déclare que "d'habitude, les policiers envoient des bus et ordonnent grossièrement aux étudiants de monter. Ces derniers sont ensuite déposés dans des quartiers éloignés du centre ville. Mais lors du dernier rassemblement, les choses ont dérapé et plusieurs grévistes ont été victimes de violences physiques."

"La pharmacie a le cancer (…) cette jeunesse est en train de muter, elle a arrêté de croire de fausses promesses et revendique des solutions de fond, stratégie de gestion des mouvement de grève. L'état doit s'occuper réellement de nos cas et agir de manière concrète et sérieuse. Nous devons être pris au sérieux", alerte le délégué des étudiants en pharmacie.

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