Pour Donald Trump, les manifestations contre lui sont orchestrées par Barack Obama

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TRUMP OBAMA
U.S. President Barack Obama (R) greets President-elect Donald Trump at inauguration ceremonies swearing in Trump as president on the West front of the U.S. Capitol in Washington, U.S., January 20, 2017. REUTERS/Carlos Barria | Carlos Barria / Reuters
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Les millions de manifestants qui marchent contre Donald Trump... Sans aucun doute un coup des démocrates. Et plus précisément de l'ancien président Barack Obama, désigné coupable par son successeur à la Maison-Blanche.

Dans une interview accordée à l'émission Fox & Friends et dont Fox News a diffusé un extrait lundi 27 février, les journalistes de la chaîne conservatrice ont interrogé Donald Trump sur une organisation qu'ils définissent comme étant lié à l'ancien président: "Il s'avère que son organisation (celle de Barack Obama) semble beaucoup s'impliquer dans l'organisation des manifestations que beaucoup de républicains peuvent observer dans tout le pays et contre vous".

"Pensez-vous que Barack Obama tire les ficelles? Et si c'est le cas, est-ce une violation de l'autoproclamé, mais implicite 'code des présidents'?" interroge Brian Kilmeade.

"Trump dit qu'Obama est "derrière" les manifestations dans les villes républicaines et les fuites venues de la Maison-Blanche"

Ce à quoi Donald Trump a répondu par l'affirmative, tout en affirmant cependant que cela n'avait rien d'inhabituel dans l'univers politique. "Je pense que Barack Obama est derrière tout ça. Je pense aussi que c'est ça la politique. C'est de cette façon que cela fonctionne. Et regardez, j'ai la peau très dure", a assuré le président.

Il a ensuite précisé sa pensée: "Je pense que le président Obama est derrière tout ça, parce que ses supporteurs sont certainement derrière. Et certaines fuites viennent potentiellement de ce groupe, vous savez, certaines de ces fuites, qui sont des fuites très très sérieuses, parce que ce sont des gens très mauvais..."

Selon plusieurs médias américains, l'organisation mise en cause ne serait autre que l'OFA, Organization for Acting, fondée après la réélection de Barack Obama en 2012. L'association, qui se veut apolitique, ne se revendique d'aucun parti et s'intéresse à des sujets aussi divers que le port d'armes, l'immigration, le système de santé américain ou les questions de chômage.

Un "C" en communication

Aucun texte de loi n'interdit ni n'autorise un ancien président à s'exprimer sur la politique de son successeur. À la veille de l'investiture de Donald Trump, Barack Obama avait cependant donné le ton, en affirmant qu'il n'hésiterait pas à prendre la parole si son successeur menaçait les "valeurs fondamentales" de l'Amérique, à savoir le droit de vote, la liberté de la presse et l'immigration.

Depuis, l'ancien président ne s'est exprimé qu'une seule fois sur la politique de son adversaire, lors de la promulgation du décret polémique "Muslim Ban", avec lequel il s'est dit "en désaccord total". Il ne s'est pas exprimé sur les mouvements de protestation en particulier.

Mais accuser le clan Obama d'être derrière les manifestations qui agitent le pays permet à Donald Trump de poursuivre ses réformes controversées, sans tenir compte des réactions de la population. Au cours de l'interview, le président s'est d'ailleurs attribué la note de "A" pour ses réalisations à la Maison-Blanche. Il a cependant reconnu avoir encore quelques progrès à faire en communication.

"En ce qui concerne la communication électronique, je me mettrais la note de "C" ou "C+. (...) Parce que je pense que j'ai fait des choses extraordinaires, mais je ne pense pas que j'ai - que nous, moi et mon entourage- je ne pense pas que nous l'ayons bien expliqué au public américain." Un euphémisme, quand on sait qu’à quel point son utilisation intempestive des réseaux sociaux inquiète même ses proches conseillers.

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