Les enseignants de Sciences Po saisissent le chef de l'Etat

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Dix jours après leur agression dans l’enceinte universitaire et après avoir épuisé leurs recours, les enseignants des Sciences politiques de l'université d'Alger 3 ont décidé de s'adresser directement au chef de l'Etat.

Exigeant une intervention urgente du président de la République, les enseignants de Sceinces Po affirment qu'ils s'en remettent au "magistrat suprême du pays, garant de la sécurité physique du peuple algérien et de son intégrité morale".

Les enseignants ont rappelé dans leur lettre ouverte au président de la République les faits qui se sont produits cette sinistre journée du 16 février. " Une ligne rouge a été transgressée ; une relation sacrée a été violée ; une valeur fondamentale a été bafouée. Des enseignants ont été battus, insultés, menacés par des étudiants. JAMAIS, JAMAIS cela n’était arrivé avant."

Dans la lettre ouverte adressée au chef de l'Etat, les enseignants tout en remerciant tous ceux qui les ont soutenus notamment "la famille universitaire, des étudiants, des parents d’étudiants", s’interrogent sur le sens à donner au silence des officiels notamment leur propre tutelle. "Comment devons-nous interpréter le silence assourdissant des autorités concernées et sollicitées à maintes reprises?", insiste-t-on encore.


Les enseignants de Sciences Po en appellent au chef de l'Etat pour que leur agression ne se répètent plus jamais. "L’agression à la faculté des sciences politiques n’est pas un bon présage pour l’avenir. L’université doit impérativement être sauvée de l’instrumentalisation, du non-droit et de l’impunité, car l’Algérie ne sera pas sauvée si ses universitaires sont sacrifiés", lit'on dans la lettre des universitaires. Et de conclure, " nous vous appelons à agir pour que cela ne se reproduise plus jamais".

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