L'UGTT refuse la nomination d'un "adepte de l'économie libérale" à la tête du ministère de la fonction publique

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SAMI TAHRI
Facebook/Sami Tahri
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L’UGTT n’accepte pas la nomination d’un homme d’affaires à la tête du ministère de la fonction publique et de la gouvernance, a affirmé Sami Tahri, porte-parole de l’organisation syndicale.

Il a exprimé, avant le démarrage des travaux de la réunion urgente du bureau exécutif de la centrale syndicale, ses craintes du ”démantèlement de la fonction publique et la perte des acquis “.

Youssef Chahed, chef du gouvernement d’union nationale avait opéré, samedi, un remaniement ministériel, en nommant Ahmed Adhoum, ministre des affaires religieuses, Khalil Ghariani, ministre de la fonction publique et de la gouvernance à la place d’Abid Briki et Abdellatif Hemam, secrétaire d’Etat au commerce.

Selon Tahri, l’UGTT refuse “la nomination d’un représentant de la centrale patronale, un adepte de l’économie libérale”, à la tête de la fonction publique en Tunisie.

Cette nomination pourrait mener au licenciement d’agents et de fonctionnaires, par le biais de la loi sur le partenariat public-privé. C’est pour cela que le bureau exécutif de l’UGTT s’est réuni, dimanche, pour étudier le dernier remaniement ministériel et décrypter ses messages, a-t-il indiqué.

“L’UGTT n’a pas le droit, d’après la constitution, d’interdire au chef du gouvernement de remanier le gouvernement, mais il peut exprimer son opinion, conformément à l’esprit du document de Carthage”. Son porte-parole, a confirmé la possibilité d’appeler à la réunion de la commission administrative nationale, précisant que ce remaniement reflète une fuite en avant.

“Ce remaniement est injustifié et n’a pas respecté le document de Carthage basé sur les principes de dialogue et du consensus”, a-t-il dit, ajoutant qu’en agissant, ainsi, ” Youssef Chahed vient de signer l’arrêt de mort de ce document.”

Tahri a indiqué que le remaniement ministériel aurait du toucher d’autres ministères dont la prestation était, depuis la formation du gouvernement, nettement en deçà de la moyenne, estimant que la nomination d’un membre de l’organisation patronale à la tête du ministère de la fonction publique ”constitue une provocation des sentiments de tous ceux qui appartiennent à ce secteur”.

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