Le stress, cause l'obésité à long terme

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OBESITY
HECTOR GUERRERO via Getty Images
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Une étude sur le thème de l'obésité à l’université de Californie à Los Angeles a eu pour conclusion qu'une exposition au stress pouvait amener à des niveaux d'obésité sévère. Le document, publié dans le journal Obesity, a montré que plus la personne a un niveau élevé de cortisol et donc de stress, plus elle aura tendance à être en surpoids.

Pour mener à bien cette expérience, les scientifiques se sont basés sur l'examen d'échantillons de cheveux pour analyser le niveaux de cortisol, hormone qui régule la réponse du corps au stress.

Pour arriver à ces résultats, les scientifiques ont dû établir des données sur 2527 hommes et femmes âgés de 54 ans. Les scientifiques ont pris une mèche de cheveux de chaque participant, avec des niveaux cumulés de cortisol. Ils ont également examiné le poids des patients étudiés, leur indice de masse corporelle et leur tour de taille.

Ils ont constaté que plus les personnes avaient des niveaux élevés de cortisol, plus elles étaient lourdes et avaient un indice plus élevé de masse corporelle (IMC). Les personnes considérées comme obèses avec un indice de masse corporelle supérieur à trente, et dont le tour de taille dépasse 102 centimètres chez les hommes et 88 centimètres chez les femmes avaient des niveaux particulièrement élevés de cortisol.

L'étude a aboutit à la conclusion que plus une personne a été confrontée à des situations de stress, plus elle a de chances d'être obèse.

"Ces résultats fournissent une preuve que le stress chronique est associé à des niveaux plus élevés d'obésité", a déclaré le Dr Sarah Jackson, qui travaille au département d'épidémiologie et de santé publique et qui a dirigé la recherche. "Les gens qui avaient des niveaux plus élevés de cortisol dans les cheveux avaient tendance à avoir des mesures plus larges. Le surpoids et l'excès de graisse dans le ventre est un facteur de risque pour les maladies cardiaques, le diabète et la mort précoce" Le cortisol obtenu à partir des cheveux est une mesure relativement nouvelle qui offre une méthode appropriée (…) et peut donc aider à faire avancer une meilleure compréhension dans ce domaine."

Par ailleurs, cette étude vient s'ajouter à d'autres recherches qui avaient préalablement montré que le stress pouvait avoir pour conséquence une consommation de plats plus riches, combinaison mauvaise pour la ligne.

Une recherche dirigée par l'université de l'Ohio avait déjà prouvé que le mélange graisses/stress ralentissait le métabolisme du corps et pouvait entraîner une prise de poids de cinq kilos par an. En effet, les femmes ayant eu des raisons de stresser brûlent 104 calories de moins dans les vingt quatre heures que les femmes non-stressées.

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