Procès de Chouaib Oultache: "J'étais en légitime défense, je ne voulais pas tuer Ali Tounsi"

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ALI TOUNSI
Algerian policeman stands guard as relatives pay respects to the flag-draped coffin of Algeria's police chief Ali Tounsi at a ceremony to pay the last tribute at the police training academy, on February 26, 2010 in Algiers. Tounsi was shot dead Thursday during a blazing row with a subordinate in his office at police headquarters in central Algiers. AFP PHOTO / FAYEZ NURELDINE (Photo credit should read FAYEZ NURELDINE/AFP/Getty Images) | FAYEZ NURELDINE via Getty Images
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L'ex-chef de l'unité aérienne de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), Chouaib Oultache, accusé de l'assassinat de l'ancien DGSN, Ali Tounsi, a déclaré qu'il "n'avait pas l'intention de tuer son DG et qu'il avait "ouvert le feu sur lui pour se défendre après que ce dernier l'a attaqué avec un objet tranchant (coupe-papier)", selon l'arrêt de renvoi lu dimanche par le tribunal criminel près la Cour d'Alger.

Lors de l'instruction, Chouaib Oultache avait déclaré s'être "rendu ce jour-là au bureau de son Directeur pour demander le report d'une réunion sur les résultats de la modernisation de la DGSN" mais la victime l'a accueilli de manière
déplaisante, lui reprochant d'avoir attribué la transaction à son gendre, et l'a traité de "traître", ce qui a poussé l'accusé à dégainer son arme à feu et tirer sur l'ancien DGSN".

L'accusé a indiqué avoir "ouvert le feu sur son Directeur pour se défendre", indique l'arrêt de renvoi de 73 pages.

Chouaib Oultache a ainsi affirmé que le mobile du crime "n'a pas de lien avec la transaction de modernisation de (DGSN)", rajoute la même source. "L'assassinat de Ali Tounsi n'a aucun lien avec les transactions de modernisation de la DGSN", ajoutant qu'il "n'avait pas l'intention de le tuer".

Chouaib Oultache a, en outre, exprimé ses "regrets" et "demandé pardon au peuple algérien", selon l'arrêt de renvoi.

Le tribunal criminel d'Alger a accepté, avant le début du procès, d'entendre 7 témoins sur une liste de 12 présentés par la défense et de près d'une quarantaine d'autres témoins convoqués par le tribunal mais dont la majorité n'ont pas répondu à la convocation.

Selon l'arrêt de renvoi, après avoir commis son forfait, Oultache a appelé le secrétaire lui demandant "de faire venir l'ancien chef de la sûreté de la wilaya d'Alger Abdelmoumene Abd Rabou et Dalmi Youcef le directeur de cabinet de la victime".

Oultache a brandi son arme sur eux, blessant Abd Rabou à l'épaule. Il est également accusé de tentative d'homicide volontaire avec préméditation.

L'avocat de la défense, Me Mohamed Tayeb Belaarif a affirmé, dans une déclaration à l'APS avant le début du procès, qu'il n'avait jamais demandé la convocation de hauts responsables de l'Etat pour comparaître comme témoins (...). De même pour la défense de la partie civile, Chenaif Fatma Zohra qui a soutenu n'avoir pas formulé cette demande, soulignant que ces informations n'étaient pas fondées.

Il s'agit, selon eux, de l'ancien ministre de l'intérieur, Yazid Zerhouni et du général Mohamed Mediene (Toufik), ex chef du Département du renseignement et de la sécurité (DRS).

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