Moncef Marzouki: C'est aux Tunisiens de s'excuser auprès de moi !

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L’ancien président provisoire de la République, Moncef Marzouki, était l’invité de l’émission politique mensuelle conjointe entre Al Watania 1 et France 24, Paris/Tunis, hier.

La journaliste d’Al Watania, Feten Oueslati, est revenue à l’incident de l’interview accordée par Marzouki à la chaîne qatarie Al Jazeera où "il avait insulté" le peuple tunisien et à sa question de si le président d’Al Irada comptait présenter ses excuses, ce dernier s’est emporté en expliquant que c’est au peuple tunisien de lui présenter des excuses et non l’inverse.

Marzouki a assuré qu’il est visé, et ce depuis des années, par des campagnes de dénigrements commandités par des hommes d’affaires et des politiciens corrompus et exécutés par quelques journalistes qui leur ont fait allégeance.

Selon lui, il n’y a que les chaînes internationales, à l’instar d’Al Jazeera ou encore de France 24, qui lui donnent réellement de l’espace pour qu’il exprime librement ses opinions et ses prises de position. L’ancien président provisoire de la République a, dans le même, cadre annoncé qu’il poursuivra en justice tous les journalistes qui l’ont accusé d’avoir insulté le peuple tunisien et qui ont délibérément changé ses propos en apportant différents montages à la séquence en question.

Questionné sur le bilan de l’actuel chef de l’Etat, Béji Caïd Essebsi, Moncef Marzouki a cité la conseillère de ce dernier, Saïda Garrach, en l’accusant de mensonge. En référence à ses propos, il a fait allusion aux dernières déclarations de la conseillère qui a annoncé – en s’appuyant sur un rapport réalisé par l’association I Watch – que le président de la République a accompli 80% de ses promesses électorales. Selon Moncef Marzouki, Béji Caïd Essebsi n’a rien accompli.

Interpellé par la journaliste qui lui a rappelé que le chef de l’Etat actuel a été élu directement par le peuple, Moncef Marzouki a renouvelé ses doutes concernant les élections de 2014 en assurant que les plaintes déposées par son parti à cet égard demeurent toujours en attente. En ce qui concerne les prochaines élections qui devront avoir lieu en 2019, le président d’Al Irada a indiqué que ces dernières ne servaient pas à faire partir le pouvoir actuel, cela voudrait dire que la Tunisie serait menacée d’une nouvelle dictature en vue, d'après lui.

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