Après le RNI, le PPS entame sa mue

Publication: Mis à jour:
NABIL BENABDELLAH
DR
Imprimer

PARTIS POLITIQUES - Le Parti du progrès et du socialisme (PPS) travaille sur son enracinement. Lundi 20 février, le bureau politique du parti a discuté du plan "Tajaddour", que la formation politique dirigée par Nabil Benabdellah mettra en oeuvre durant la période s'étendant de 2017 à 2021.

Le nom est révélateur des ambitions du parti. Le plan "Tajaddour", que l'on peut traduire par "enracinement", a été élaboré par un comité composé de membres du PPS. Il vise aussi bien à renforcer l'assise populaire du parti du livre que son positionnement dans le champ politique marocain.

"Ce plan vise à restructurer le parti, renforcer ses moyens d'action et pérenniser sa place dans la société marocaine, en valorisant les acquis que nous avons cumulés, tout en misant sur de nouvelles perspectives", explique au HuffPost Maroc Abdellatif Ouammou, membre du bureau politique du PPS, qui indique que la réflexion ainsi que l'élaboration du plan "Tajaddour" ont démarré il y a quelques semaines de cela.

La version définitive de ce plan sera adoptée par le bureau politique lors de sa prochaine réunion.

Identité de gauche

Le plan "Tajaddour" s'articule autour de cinq axes, qui sont autant de mots d'ordre: prendre des initiatives pour renforcer le rayonnement et l'identité socialiste du PPS, œuvrer pour la justice sociale et le développement durable, intensifier la communication en interne afin de dégager l'approche théorique et les moyens de mise en œuvre opérationnelle du plan "Tajaddour", renforcer le sentiment d'appartenance des militants au PPS, et enfin interagir avec l'opinion publique nationale afin de s'assurer de sa participation aux initiatives que le parti aura à prendre dans le cadre du plan "Tajaddour".

Outre le renforcement de la présence du parti dans l'arène politique, la feuille de route du plan "Tajaddour" prévoir de prioriser les dossiers ayant un impact direct sur la vie quotidienne des citoyens, à l'instar des questions relatives à l'économie sociale et solidaire, ainsi que la gestion locale.

PPS-PJD: Pertes et profits

Les derniers scrutins, à l'issue desquels le parti dirigé par Nabil Benabdellah a obtenu douze sièges au parlement, l'ont certifié: Le PPS se doit d'affiner son offre politique.

Passé maître dans l'art de suivre la voie médiane, le parti du livre est arrivé, bon gré mal gré, à se maintenir à mi-chemin entre progressistes et conservateurs, entre sa famille et ses alliés. Mais l'imbrication entre ses alliances et sa ligne politique propre a fini par donner lieu à une perte de repères, notamment pour ses électeurs.

La durabilité de son alliance avec le PJD a malencontreusement fait adopter au PPS une attitude suiviste lors du mandat du précédent gouvernement, qui a ainsi obligé le parti de gauche à se reporter sur l'agenda, le programme, et parfois l'argumentaire du PJD.

LIRE AUSSI: