Agression des enseignants de science po : Ouverture du dialogue samedi avec le rectorat

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L’affaire de l’agression des enseignants de la faculté des sciences politique, survenue le 17 février dernier, connait un nouveau rebondissement. La commission de suivi du mouvement de contestation de la faculté des sciences politiques, s’entretiendra demain 25 février avec le rectorat de l’université (Alger3) à l'université de Dely Brahim siège du rectorat.

Après une semaine marquée par un mouvement de grève et un sit-in au niveau du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, les enseignants sont toujours dans l’attente d’une réaction de la tutelle.

Face à ce silence qualifié de "pesant", les enseignants de la faculté des sciences politiques, agressés par une dizaine d’individus alors qu’ils tenaient une assemblée générale pour l’installation d’un bureau du Conseil national des enseignants du supérieur (CNES), continuent d’engager des démarches pour se faire entendre.

"L’assemblée générale des enseignants de la faculté des sciences politiques a adressé une plateforme de dialogues au rectorat de l’université (Alger3) mercredi dernier. Et nous avons également désigné 5 enseignants pour représenter la commission de suivi du mouvement de grève lors de ce dialogue" indique un membre de la commission.

Outre la demande d’ouverture du dialogue, les enseignants ont émis certaines recommandations afin que le déroulé des négociations entre les deux parties se passent dans les meilleures conditions.

Une enseignante explique que la requête adressée au rectorat exige de lever les pressions qui pèsent sur les professeurs.

Elle cite dans ce même sillage, l’annulation du passage de 20 enseignants au conseil discipline, que l’université (Alger3) se porte partie civile et porte plainte contre les agresseurs, et enfin qu’un représentant du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique assiste à l'entretien avec le rectorat.

Le rectorat réagit mais campe sur ses positions

Il est à noter que jusqu'à présent, le rectorat n’a pas confirmé si cette demande d’audience est approuvée, mais les enseignants restent optimistes.

Par ailleurs le recteur de l’université (Alger 3), Rabah Cheriat, a répondu aux conditions citées par la commission de suivi du mouvement de grève.

Ce dernier a présenté ses excuses aux enseignants quant à leur agression et se dit engagé "à condamner l’agression d’où qu’elle vienne", sans pour autant identifier les victimes en l’occurrence les enseignants.

Ceci-dit, il maintient que la réunion qui avait pour but l’installation d’un bureau du Conseil national des enseignants du supérieur (CNES), n’était pas légale. Ajoutant que dans ce cas, les enseignants ne bénéficient pas de la protection de l’administration, apprend-on de la commission de suivre du mouvement de contestation de la faculté des sciences politiques.

Sur ce point en particulier les enseignants rétorquent que le recteur de l'université (Alger3) a été informé par huissier de justice de la date et du lieu de l’installation d’un bureau du Conseil national des enseignants du supérieur (CNES).

Dans l’attente d’un dialogue avec le rectorat, l’assemblée générale des enseignants de la faculté des sciences politiques de l’université (Alger3) a suspendu la grève et a engagé un collectif d’avocats afin de conduire l’affaire de l’agression en justice.

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