La saison culturelle Maroc-France voit grand pour 2017

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CULTURE - 335 jours d’activités culturelles, 200 jours de spectacle vivant, 400 projections de films, 300 jours d’expositions et 60 conférences. Pour sa saison culturelle 2017 au Maroc, l'Institut français a vu grand.

Les grandes lignes de la saison culturelle France-Maroc ont été dévoilées ce jeudi, lors d'une conférence de presse à Casablanca. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que le programme, axé cette année sur la jeunesse, est ambitieux.

"Il y a une relation unique et exceptionnelle entre la France et le Maroc et notre souhait c'est de la faire vivre et de la renouveler. Pour ça, il faut s'adresser logiquement aux jeunes", explique au HuffPost Maroc Jean-Marc Berthon, directeur général de l'Institut français du Maroc.

"Le Maroc est un pays jeune, et l'une de ses principales préoccupations est de former la jeunesse, de lui offrir des opportunités, de lui assurer des débouchés socio-économiques. Nous voulons être aux côtés du Maroc dans cette grande mission", poursuit-il.

25 évènements majeurs

Au programme, il y aura donc du théâtre, de la musique, des colloques, des expositions de tous genres, des films en exclusivité. En tout, l'Institut français a prévu 25 évènements "majeurs" pour cette saison. Le spectacle vivant y occupe une place de choix.

Le public a rendez-vous notamment avec des classiques revisités par les meilleurs metteurs en scène, de la tragédie Prométhée enchaîné d’Eschyle vu par Olivier Py, au Malade imaginaire de Molière réinventé par Michel Didym.

malade

La création contemporaine sera également à l’honneur avec le dernier spectacle du chorégraphe français José Montalvo Les Cavaliers de Kessel, ou encore le remarquable Djihad du réalisateur, scénariste et dramaturge belge d'origine marocaine Ismaël Saidi.

Une quarantaine de films récents seront présentés en exclusivité, tout au long de l’année, notamment à Marrakech où l'Institut français a récemment inauguré un nouveau cinéma baptisé Leila Alaoui, en hommage à la photographe disparue. Les amoureux de films d'animation seront également servis avec la 16e édition du Festival international du cinéma d’animation de Meknès, attendu du 17 au 22 mars prochain.

Pour ce qui est de la programmation musicale, un nouveau cycle consacré aux grands interprètes du classique sera lancé cette année, à partir du mois de décembre, au Théâtre Mohammed V de Rabat. Un nouveau festival de jazz verra également le jour à Agadir, tandis que la Nuit électronique reviendra pour une 3e édition, à Casablanca le 13 mai prochain.

"Réinventer la cité"

L’Institut français du Maroc sera, par ailleurs, le "partenaire privilégié" de l'exposition Picasso, attendue à partir du 18 avril prochain, au Musée Mohammed VI de Rabat. "Nous accompagnons et soutenons cet évènement historique. Il n'y a jamais eu d'exposition Picasso en Afrique, c'est l'icône absolue de l'art moderne qui résonne dans tous les pays. Au Maroc, nous nous attendons à une grande affluence pour cette exposition", confie Jean-Marc Berthon.

Selon lui, l'Institut français accompagnera également le Maroc dans un autre évènement tout aussi historique pour le royaume: le Salon du livre de Paris qui a choisi cette année de mettre à l'honneur les écrivains marocains.

"C'est une excellente chose, un évènement extrêmement important. C'est la première fois que le Salon du livre de Paris célèbre les écrivains d'un pays du monde arabe. Une centaine d'écrivains marocains vont présenter leurs livres à Paris et je suis sûr qu'il y aura énormément de monde au rendez-vous", assure le directeur général de l'Institut français.

Des rencontres avec le Prix Goncourt, la Marocaine Leila Slimani, seront d'ailleurs organisées au Maroc, du 6 au 8 juillet, à Rabat, Casablanca et Tanger.

leila slimani

À travers la programmation de la saison culturelle France-Maroc, l'Institut français veut "réinventer la cité", en poussant les jeunes à réfléchir À "notre monde commun et notre vivre ensemble". "C'est une façon de réinventer et ré-imaginer la cité, de la ré-enchanter", conclut le responsable.

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