L'ICANN fait sa révolution africaine

Publication: Mis à jour:
ICANN
A screen shows a rolling feed of new 'Generic Top-Level Domain Names (gTLDs) which have been applied for during a press conference hosted by ICANN in central London, on June 13, 2012. The US-based Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (ICANN) was to reveal details of 1,930 requests for new web address endings at a press conference in London. The California-based body says the huge expansion of the Internet, with two billion users around the world, half of them in Asia, means the ne | AFP via Getty Images
Imprimer

A partir de juillet prochain, l’Internet africain subira un important changement dans sa régulation. Jusqu’à aujourd’hui, filtré aux noms de domaine ".com" et ".net", l’adressage des sites web des entreprises africaines s’ouvre aux extensions régionales.

Après l’ouverture à Nairobi, en mai 2016, d’un bureau de liaison qui desservira désormais toute la région Afrique, la société pour l'attribution des noms de domaine et des numéros sur Internet "ICANN" (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers), a annoncé la semaine dernière qu’elle débuterait le processus de la délégation du domaine générique de haut niveau ".africa".

Cette décision intervient après plusieurs années de batailles judiciaires. Le nom de domaine ".africa" sera enfin disponible au grand public courant 2017. Selon des sources médiatiques, les personnes physiques et morales sur le continent africain pourront acheter le droit d’utiliser des noms de domaines ".africa" dès le 04 juillet 2017. Pour rappel, l’Administrateur du web mondial, l’ICANN a délégué le nom de domaine ".africa" à l’organisation sud-africaine ZA Central Registry (ZACR) en 2014 à l’issue d’un processus d’appel d’offres.

Cependant, la mise en application de la décision de l’ICANN a été bloquée par un autre soumissionnaire. Il s’agit de l’entité Dot Connect Africa (DCA) qui avait contestée le verdict du régulateur mondial de la toile devant un tribunal Californien. DCA a en effet déposé une plainte contre l'ICANN pour fraude et pratiques commerciales déloyales et a déposé une demande de blocage de l’attribution du nom de domaine au ZACR pendant le procès.

Cela a entraîné des retards de réponses auprès de plusieurs demandes d’attribution de domaine ".africa", qui ont finalement pris fin en décembre, après que DCA a perdu une deuxième requête devant la Cour supérieure de Californie. Avec l’avènement de cette nouvelle extension, l’impact de ce nom de domaine sur le référencement ne peut être qu’important.

Le domaine ".africa" constitue alors une opportunité sans précédent pour les entreprises africaines. Il permettra aux acteurs du web africain d'être toujours plus proche de leurs vrais utilisateurs. Autrement dit, la visibilité sur les résultats de recherche en ligne émanant des internautes africains sera ainsi prioritaire dans l’ordre d’affichage des liens contenant les mots clés des requêtes.

Retrouvez les articles de HuffPost Algérie sur notre page Facebook.

Pour suivre les dernières actualités en direct, cliquez ici.