L'enjeu des relations franco-algériennes est "la paix des mémoires", selon le MAE français

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Dominique BERRETTY via Getty Images
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"La paix des mémoires" est désormais l'enjeu des relations franco-algériennes malgré la "brutalité" du passé colonial, a affirmé mardi 21 février 2017 le secrétaire d'Etat français chargé des Affaires européennes, Harlem Désir, à l'Assemblée française.

"En outre, des liens humains et culturels très profonds rassemblent nos deux pays. Si le passé colonial a été brutal et tragique, l'enjeu est à présent la paix des mémoires", a-t-il répondu au cours de la séance avant-hier à une question du chef du groupe "Les Républicains", interpellant le ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, suite à la déclaration à Alger du candidat à la présidentielle Emmanuel Macron.

Pour le secrétaire d'Etat français, qui représentait le ministre, l'Algérie est un "important partenaire" politique et économique de la France "avec lequel il faut construire un "avenir commun". Il a rajouté que c'est la démarche dans laquelle s'inscrit l'action du président François Hollande et du gouvernement.

Sous les huées des députés des Républicains, selon le compte-rendu intégral de la séance mis en ligne mercredi, Harlem Désir a souligné que la déclaration d'Alger sur l'amitié et la coopération entre la France et l'Algérie, signée lors de la visite du président Hollande en 2012, a été suivie de la mise en place d'un comité intergouvernemental de haut niveau et d'un comité mixte économique franco-algérien.

"C'est en renforçant notre coopération avec l'Algérie dans tous les domaines que nous contribuerons à la paix des mémoires. Tous ici, nous devons nous consacrer à la relation entre la France et l'Algérie, indispensable à nos deux pays comme à la Méditerranée", a-t-il encore affirmé.

La qualification de la colonisation française par Macron de "crime contre l'humanité" a soulevé un tollé en France, notamment au sein de la classe politique de la droite et de l'extrême droite, des harkis et des rapatriés français après l'indépendance de l'Algérie, alors que certains intellectuels et historiens français ont saisi cette occasion pour souligner que la nécessité de "regarder ce passé (colonial) en face" est devenue "plus impérative".

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