"Les préceptes des Ahmadis portent préjudice aux bases mêmes de l'Islam", affirme Mohamed Aissa

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Les préceptes sur lesquels se basent les Ahmadis, secte minoritaire dont la liberté de culte est menacée selon Amnesty International, ne sont pas islamiques. C'est du moins ce que le ministre des Affaires religieuses Mohamed Aissa a déclaré lors de son passage ce jeudi 23 février 2017 à la Radio Chaîne I.

"Cette secte affirme ses appartenances islamiques mais j'estime que dans le cas échéant, les Ahmadis doivent se référer aux décisions des savants musulmans", s'est-il interrogé. "Sauf que les préceptes de cette secte ne sont pas islamiques et portent plutôt préjudice aux bases mêmes de cette religion", a poursuivi Mohamed Aissa.

Et pour appuyer ses dires, le ministre des affaires religieuses a expliqué lors de cet entretien (vidéo en tête de cet article) que ses affirmations se référaient à des "conseils scientifiques tenus récemment dans la wilaya de Laghouat", qui se sont basés sur une fatwa émise auparavant par le Haut conseil islamique algérien",

"Appartenir aux Ahmadis signifie être en dehors du cercle de l'Islam", a-t-il ainsi affirmé.

Le ministre répondait à une question sur les arrestations dont ont été victimes des Ahmadis cette semaine. Il a indiqué que cette question était "effectivement suivie de près" par les autorités algériennes, "résolues à démanteler ces sectes pouvant d'ailleurs servir de couverture à autre chose".

"L'invité de la Matinale" de la Radio Chaîne I a par la suite expliqué que les autorités algériennes aspire surtout à faire respecter les "lois de la République".

"Cela ne signifie pas non plus que nous allons jeter les Ahmadis à la mer (...) Ces derniers doivent savoir que les lois de la République, qui garantissent la liberté du culte, régissent et organisent son application à travers la Constitution", a-t-il dit.

"Quant aux précédentes arrestations, les forces de l'ordre ont peut-être été instruites d'informations dépassant les prérogatives du ministère des Affaires religieuses", conclut-il, se refusant à davantage de commentaires.

Ces déclarations interviennent au lendemain de la publication par Amnesty International de son rapport sur les Droits de l'Homme en 2016. Cette ONG a justement dénoncé les récentes arrestations des adeptes de la secte ahmadie, affirmant que la liberté de culte de celle-ci est menacée.

LIRE AUSSI: Arrestations d'Ahmadis, article 144: La liberté du culte est menacée en Algérie, selon Amnesty International

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