Nourredine Bhiri justifie la diplomatie "populaire" pratiquée par Ghannouchi

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FETHI BELAID/AFP/Getty Images
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Suite à sa visite en Algérie – où il avait rencontré de hauts responsables de l’État dont le président algérien – le chef du mouvement d’Ennahdha a été sujet de plusieurs critiques dont certaines qui l’accusaient de pratiquer une diplomatie parallèle à celle de l’État.

Répondant à ces accusations, Rached Ghannouchi a affirmé, lors d’une interview accordée au journal Al Arabya, qu’il pratiquait une "diplomatie populaire" qu’il emploie dans le but de renforcer et de soutenir les politiques étrangères de la Tunisie.

Lors de l’interview accordée à la chaîne Nessma TV, le président de la République, Béji Caïd Essebsi a été invité à s’expliquer sur les actions menées, à l’étranger, par Rached Ghannouchi. Contrairement à ce qu’a dit ce dernier, le chef de l’Etat a assuré qu’il ne l’a jamais chargé de missions à l'étranger et qu’il n’était, en tant que chef de l’Etat, représenté que par le ministre des Affaires étrangères au niveau des politiques étrangères du pays.

Invité de la radio nationale, le président du bloc parlementaire du mouvement d’Ennahdha, Noureddine Bhiri, est revenu sur les récents déplacements de Rached Ghannouchi en appelant à poser des questions sur ceux qui pratiquent réellement une diplomatie parallèle. Evoquant les politiciens qui se rendent en Syrie, en France, aux Etats-Unis d’Amérique ou encore en Algérie sans que l’Etat tunisien en soit informé, l’ancien ministre de la Justice s’est demandé sur les raisons qui amènent certains à focaliser uniquement sur les activités de Rached Ghannouchi en évitant tous les autres acteurs politiques.

Questionné sur l’explication de Béji Caïd Essebsi, Nourredine Bhiri a estimé qu’il est tout à fait normal que le chef de l’Etat, le chef du gouvernement et le ministre des Affaires étrangères soient les représentants officiels de la politique étrangère du pays. Toutefois, il a indiqué qu’en tant que parti national, Ennahdha peut, après en avoir informé les autorités, procéder à des actions qui peuvent aider la Tunisie comme ce qui a été fait lors de la Conférence internationale sur l’Investissement ou encore en ce qui concerne le dossier libyen.

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