Après le tollé qu'elle a suscité, la circulaire bloquant l'accès à l'information sera révisée affirme Abid Briki

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ABID BRIKI
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Le gouvernement s’oriente vers la révision du décret n°2014-4030 portant approbation du code de conduite et de déontologie de l’agent public qui a débouché sur la publication de la circulaire n°2017-4 relative au droit d’accès à l’information publique, a souligné, mardi, le ministre de la Fonction publique et de la Gouvernance Abid Briki.

"La circulaire n°2017-4 publiée récemment par la présidence du gouvernement relative à l’organisation du travail des cellules chargées de l’information et de la communication relevant des ministères, des établissements et entreprises sera, en conséquence, révisée", a-t-il affirmé lors d’une séance plénière consacrée à l’examen du projet de loi sur la dénonciation de la corruption et à la protection des dénonciateurs.

La circulaire n°2017-4 avait suscité des réactions indignées sur les réseaux sociaux et dans le secteur des médias.

Le directeur exécutif du Syndicat national des journalistes tunisiens, Fahem Boukaddous, avait annoncé l’éventualité d’une grève générale dans le secteur des médias au cours des prochains jours en raison du non-retrait de la circulaire n°4 relative au droit d’accès à l’information publique.

Le Syndicat national des journalistes tunisiens, le Syndicat général de l’information, relevant de l’UGTT, la Fédération tunisienne des directeurs de journaux et le Syndicat tunisien des établissements médiatiques devront se réunir, ce mercredi, pour examiner les différentes formes de pression en vue du retrait de la circulaire n°4 qui menace les libertés médiatiques et le droit d’accès à l’information.

La présidence du gouvernement avait publié mi-janvier 2017 une circulaire relative à l’organisation du travail des cellules d’information et de médias au sein des ministères et des entreprises et établissements publics.

Celle-ci dispose qu’à part les porte-paroles, aucun autre fonctionnaire ou cadre n’a le droit de s’adresser aux médias qu’après avoir obtenu l’autorisation de son chef. Selon la présidence du gouvernement, cette décision a été prise afin de mieux organiser la communication et que le droit de l’accès aux informations des citoyens soit optimisé

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