Six ans plus tard, réminiscences du 20 février

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SOCIÉTÉ - Comme chaque année, la date-anniversaire du 20 février apporte son lot de manifestations, de déclarations et de sorties. Après avoir été l'apanage des membres et des sympathisants du Mouvement, six ans plus tard, quelques (rares) politiques se joignent au chœur de ceux qui célèbrent, en l'évoquant nominativement ou pas, le Mouvement.

La recherche a été laborieuse. Car sitôt que l'on recherche des occurrences du 20 février sur Twitter, on tombe plutôt sur ça:

Des internautes célèbrent néanmoins le Mouvement.

Ressortent des photos-souvenirs des tiroirs...

Ou se questionnent sur ce qui en est advenu.

Du côté des politiques, rares sont ceux qui évoquent le Mouvement. Parmi ceux-ci, Abdelilah Benkirane. Après avoir longtemps tenu un discours ambivalent sur le Mouvement du 20 février, le chef du gouvernement a déclaré, hier à la Chambre des conseillers, que l'histoire du 20 février est celle de "l'insatisfaction, et de l'intelligence collective du peuple et du roi", qui a "interagi de manière formidable avec ce mouvement, de manière à assurer la stabilité". Malgré cela, le chef du gouvernement estime que "les conditions qui ont permis la naissance du mouvement sont toujours là".

Pour Benkirane, qui intervenait lors d'un forum sur la justice sociale à la deuxième chambre, "tout le monde veut des réformes, mais personne n'est prêt à consentir des sacrifices pour les concrétiser", et "tout le monde se dit prêt, lorsqu'il s'agit des slogans positifs, mais à condition que cela ne porte pas atteinte à ce qu'ils ont, qu'il s'agisse de l'argent, du pouvoir et des privilèges. On ne peut mener des réformes ainsi". Et Benkirane d'appeler à la répartition équitable des richesses.

Abdessamad Oussayh, président du Mouvement des jeunes royalistes, a lui aussi son mot à dire sur le Mouvement du 20 février. Dans une tribune publiée aujourd'hui, il se félicite de la gestion de la dynamique sociale née en 2011, mais regrette que "toutes les revendications exprimées par le mouvement aient été appropriées par des opportunistes qui ont surfé sur la vague populaire", en référence au Parti de la justice et du développement (PJD). Oussayh évoque également "l'écart qui s'est creusé entre les riches et les pauvres, la détérioration des services publics et de l'éducation".

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