La Berlinale récompense un documentaire sur le traumatisme vécu par les prisonniers palestiniens

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DOCUMENTAIRE - Le Festival international du film de Berlin a récompensé samedi 18 février "Ghost Hunting" de Raed Andoni en tant que meilleur documentaire. Une catégorie qui a été ajoutée pour cette 67e édition de la Berlinale.

Le deuxième long métrage du cinéaste originaire de Ramallah en Palestine relate le traumatisme vécu par des prisonniers palestiniens dans les geôles israéliennes.

Présenté en avant-première lors du festival, "Istiyad Ashbah" dans sa version originale met en scène d'anciens détenus palestiniens qui ont reconstitué pour le film leur calvaire en prison dans un hangar de Ramallah.

"Je travaille avec des personnes qui vivent dans un lieu vraiment très sombre et que vous honorez grâce à toute cette lumière", a déclaré le cinéaste en recevant son prix, rapporte l'AFP.

"J'ai utilisé tous les dispositifs que j'ai trouvés pour les aider à creuser dans leur subconscient, pour retirer couche après couche les filtres du refoulement et je leur ai dit que si c'était trop dur ils étaient libres de partir", a-t-il expliqué après la projection de son film au festival. "J'ai aussi fait venir des psychologues sur le plateau pour encadrer ce projet".

Raed Andoni, aujourd'hui âgé de 50 ans, a lui-même vécu la détention dans une prison de Jérusalem.

Co-produit entre la Palestine, la France, la Suisse et le Qatar, "Ghost Hunting" s'apparente à une thérapie collective entre ces anciens prisonniers qui reconstituent leurs traumatismes et souvenirs face à la caméra.

L'un des participants a été de nouveau emprisonné après le tournage et un autre a préféré quitté les plateaux face au réalisme de ce docu-fiction. Les anciens prisonniers ont souffert de torture physique et psychologique, dont la privation de sommeil et l'isolement.

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