Trump repart en campagne après un premier mois chaotique à la Maison Blanche

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DONALD TRUMP
US President Donald Trump arrives at Palm Beach International Airport in Florida to spend the weekend at his Mar-a-Lago resort on February 17, 2017. / AFP / NICHOLAS KAMM (Photo credit should read NICHOLAS KAMM/AFP/Getty Images) | NICHOLAS KAMM via Getty Images
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Donald Trump repart en campagne samedi avec un meeting en Floride pour renouer avec sa base et tenter de dissiper un premier mois chaotique à la Maison Blanche et une relation houleuse avec les médias.

Le président américain doit participer à un rassemblement populaire à Orlando (Floride), une forme d'expression qu'il apprécie tout particulièrement, après avoir "célébré" vendredi dans une usine Boeing les emplois américains - un thème qui l'a fait élire.

"Nous sommes ici aujourd'hui pour célébrer l'ingénierie et la fabrication américaines. Et aussi (...) pour célébrer les emplois", a lancé tout sourire le président américain devant une foule enthousiaste, scandant "USA, USA" dans un immense hangar du constructeur aéronautique.

"Que Dieu bénisse l'Amérique et que Dieu bénisse Boeing", a-t-il conclu, aussi à l'aise qu'il l'était dans ses meetings de campagne. Et il a martelé les mêmes thèmes: sanctions contre les entreprises qui délocaliseraient des emplois à l'étranger et promesse de baisses d'impôts.

L'enthousiasme de son discours à Charleston, en Caroline du Sud (sud-est), contrastait avec sa colère et le ton accusateur adopté la veille lors d'une conférence de presse très atypique à la Maison Blanche pour y défendre son début de mandat.

Peu après avoir atterri en Floride, où il passe un troisième week-end de suite dans sa luxueuse résidence de Mar-a-Lago, le président américain a lancé un nouvelle salve de tweets rageurs contre les médias.

"Les MEDIAS MENSONGERS (@nytimes en difficulté, @NBCNews, @ABC, @CBS, @CNN) ne sont pas mes ennemis, ce sont les ennemis des Américains", a-t-il écrit, reprenant l'expression en anglais "fake news media" qu'il a fait entrer dans le langage courant aux Etats-Unis à force de la marteler.

Il faut dire que ses débuts à la Maison Blanche ont été particulièrement agités: des millions de personnes dans les rues au lendemain de son investiture, le blocage par la justice de son emblématique décret limitant l'immigration, et des révélations sur des contacts entre des proches et de hauts responsables russes, qui ont forcé à la démission son conseiller à la sécurité nationale, Michael Flynn.

- Faire oublier les déboires -

Dernière déconvenue en date, Donald Trump n'a pas obtenu le remplaçant qu'il voulait à ce poste stratégique. Sollicité, l'ex vice-amiral Robert Harward n'a pas donné suite.

M. Harward n'aurait pas eu de garanties suffisantes lui assurant que le Conseil à la sécurité nationale, et non les conseillers politiques de Donald Trump, définirait sa politique, selon plusieurs médias américains. Il y a vu un "bâton merdeux", a confié un de ses amis à CNN.

Tentant de faire oublier ces déboires, Donald Trump a laissé entendre sur Twitter vendredi qu'il pourrait nommer le général Keith Kellogg, qui assure actuellement l'intérim à ce poste, et a évoqué trois autres candidats.

Lors de sa conférence de presse jeudi, il a démenti avec force toute collusion avec la Russie de Vladimir Poutine, avec qui il veut se rapprocher, et s'en est pris tour à tour à la presse, à la justice ou aux démocrates accusés de saper ses efforts, voire de "fabriquer" l'affaire russe.

La nouvelle administration fonctionne "comme une machine bien réglée", avait assuré le président républicain, contre toute évidence.

Après deux revers judiciaires sur son décret migratoire, M. Trump a aussi annoncé qu'il ne ferait pas appel mais publierait la semaine prochaine un nouveau texte.

- 'Embaucher américain' -

A Charleston vendredi, le président a célébré le "made in America", choisissant de visiter une usine de l'avionneur Boeing dont les employés viennent de refuser de se syndiquer et qui fabrique le dernier né du constructeur aéronautique, la version allongée du long-courrier 787-10, Dreamliner.

Boeing emploie en Caroline du Sud 7.500 personnes et génère indirectement pour la région quelque 100.000 autres.

"C'est notre mantra, acheter américain et embaucher américain", a lancé le président sous les applaudissements. "Nous voulons des produits fabriqués en Amérique, fabriqués par des mains américaines".

De fait nombre de composants du Dreamliner sont fabriqués en Europe ou au Japon et importés.

Donald Trump a multiplié depuis son arrivée à la Maison Blanche les annonces sur les emplois aux côtés des PDG. Le groupe américain de conseil et de services informatiques Accenture a ainsi dit vendredi vouloir créer "15.000 nouveaux emplois hautement qualifiés" aux Etats-Unis d'ici la fin 2020.

Des promesses qui galvanisent chaque jour la Bourse américaine.

Sur le plan diplomatique, Donald Trump a dépêché cette semaine en Europe ses ministres des Affaires étrangères Rex Tillerson et de la Défense James Mattis pour tenter de rassurer ses alliés.

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