Pénurie de médicaments : entre le calvaire des malades et la dénégation du ministère de la santé

Publication: Mis à jour:
949878515246181
DR
Imprimer

La liste des médicaments indisponibles dans les pharmacies a atteint à fin janvier le nombre inquiétant de 293, selon une liste établie par les professionnels du secteur.

La pénurie touche des médicaments de différents types qu’ils soient génériques ou princeps.

Des médicaments vitaux, touchant donc des maladies chroniques comme le diabète, l'hypertension ou même des maladies cardiaques sont en rupture de stock, selon la liste dont le HuffPost Algérie a une copie.

La situation est d’autant plus inquiétante puisque certains médicaments sont de nécessité vitale, notamment en oncologie.

Les malades déplorent cette situation regrettable, où des médicaments de première nécessité sont introuvables dans de nombreuses pharmacies.

Pour souligner cette problématique, on citera l'exemple du Finastéride, médicament anti-androgène synthétique utilisé pour soigner notamment le cancer de la prostate, introuvable sur le marché. Sa version générique, "Prostamed", devait être plus accessible aux Algériens sauf que celle-ci est également impossible à trouver dans les pharmacies algériennes.

Les pathologies comme le cancer ne sont pas les seules touchées puisque des médicaments visant à guérir des rhumes, des rhino-pharyngites (Respibien) ou des sinusites sont aussi indisponibles. Même le "Rhumafed" prescrit en cas de rhume chez l'adulte est en rupture de stock, que ce soit en version générique ou princeps.

Le ministère minimise la pénurie

Les personnes diabétiques se plaignent également de l'impossibilité de trouver des bandelettes nécessaires à la vérification de leur taux de glycémie.

En dépit de cet état des lieux inquiétant, le gouvernement ne reconnaît pas cette rupture de stock. Le ministre de la santé Abdelmalek Boudiaf et le directeur général de la santé au ministère Hamou Hafed, ont tenu à démentir l'information, minimisant l'étendue du retard de la signature des autorisations d’importations et ses conséquences sur la santé des malades.

Ce retard touche aussi la délivrance des autorisations d'importation de matières premières et d'intrants. Ce qui implique une perturbation des chaînes de productions locales.

Une situation qui risque d'aggraver la pénurie au niveau national.

Si la facture d’importation est “lourde” et que le gouvernement tente de réduire cette facture, il est peut être utile de rappeler, peut-être, que la santé n’a pas de prix.

LIRE AUSSI: Plus de deux cents médicaments sont en rupture de stock dans les pharmacies

Retrouvez les articles de HuffPost Algérie sur notre page Facebook.

Pour suivre les dernières actualités en direct, cliquez ici.