La pêche comble la mauvaise campagne agricole

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HALIEUTIS
MAP
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ÉCONOMIE- Plombé par une agriculture toujours subordonnée aux aléas climatiques, le secteur primaire marocain est tout de même sauvé par la pêche. Si la campagne céréalière fut médiocre en 2016, la production halieutique s’est quant à elle bien portée.

Selon Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture et de la pêche maritime, elle est passée de 950 mille tonnes en 2011 à 1,46 million de tonnes en 2016, soit 88% de l’objectif fixé par la stratégie Halieutis à l’horizon 2020. Les revenus générés par cette production ont atteint quant à eux 11,5 milliards de dirhams en 2016, enregistrant une hausse annuelle de 10% durant la période 2010-2016.

Concernant les exportations marocaines des produits de la mer, le ministre a annoncé que leur volume global a atteint 642 mille tonnes en 2015, affichant une hausse de 10% par rapport à 2014 et une hausse annuelle de 5% durant la période 2010-2015. Ces exportations ont généré 19,4 milliards de dirhams en 2015, soit 48% des revenus générés par les exportations agro-alimentaires et 65% de l’objectif fixé par la stratégie Halieutis à l’horizon 2020.

En plus des résultats, la manière…

Les chiffres éloquents de la production n’empêchent cependant pas le débat sur la durabilité des ressources. Si plusieurs polémiques ont entouré ce sujet, notamment au niveau des exploitations russes sur les côtes atlantiques, le ministre de l’Agriculture assure de son côté à nos confrères de l’Economiste que "94% des captures réalisées sont gérées durablement, c’est-à-dire par le biais de plans d’aménagement et de mesures de gestion, contre à peine 5% en 2007. Nous avons également mis en place un système de géolocalisation des navires par satellite et une procédure de certification électronique des captures pour lutter contre la pêche INN (illicite, non déclarée et non réglementée)".

Lors du lancement du salon Halieutis, le ministre a également assuré que 218.000 emplois ont été créés par le secteur entre 2015 et 2016, et que "plusieurs villages de pêche ont été érigés le long des côtes marocaines, par moyenne d’un village tout les 55 kilomètres, équipé de tout le matériel nécessaire pour le débarquement, le stockage ou la frigorification".

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